Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (ROME, 1701)

[Saint Thomas réfutant l’hérésie]
Arnold VAN WESTERHOUT (1651-1725), graveur
D’après Magdalena PACE DE BOSCHIS (?-?), dessinateur
1701
Eau-forte et burin
C. de pl. : 40,2 x 29,8 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-61.173.

© Rijksmuseum

Lettre
1. En bas de l’image, à droite
Magdalena Pace de Boschis Roma inu. et del.
2. Sous le trait carré de l’image
Arnoldus van Westerhout Antuerp. Ferd. Mag. Princ. Etruriæ Sculptor fec. Romæ 1701

Image
L’estampe semble être dédiée à Clément XI (1649-1721) devenu pape en 1700. Son portrait en médaillon est porté par deux angelots dans le coin supérieur droit. Cependant les armoiries figurées dans le bas de l’image ne sont pas les siennes, pas plus que celles de Ferdinand de Medicis dont Arnold van Westerhout est devenu le graveur. Sans doute faut-il supposer un commanditaire non identifié dans le cadre de cette étude.
Thomas d’Aquin est assis dans un fauteuil au centre de la composition. Il est identifiable au soleil qui orne sa poitrine. Il regarde sur sa droite un crucifix dressé sur une table chargée de livres et d’un encrier. La plume qu’il tient en main projette un rayon lumineux sur une maquette de l’Église tenue par un angelot. Un autre angelot, à la hauteur de son épaule gauche, tient un ouvrage ouvert, sans doute l’un de ses écrits. Le pied droit de Thomas écrase l’une des trois figures allégoriques de l’hérésie renversées sur le sol. L’une des figures, prostrée face contre terre, possède une chevelure dont les mèches sont des serpents. Son bras s’appuie sur un livre ouvert.

États
Un seul état : Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-61.173 ; France, Lyon, Bibliothèque municipale, Fonds des estampes des jésuites de Chantilly

Bibliographie
1974, BODART, p. 44, n° 125