Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (LYON, 1655)

[Saint Thomas d’Aquin approuvé par le Christ]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1655]
Burin
C. de pl. : 12,2 x 18,2 cm
Vignette de titre pour THOMAS D’AQUIN (1225-1274), Svmma Theologica S. Thomæ Aqvinatis, Divinæ volvntatis interpretis, Ordinis Prædicatorvm […] In tres partes ab avctore svo distribvta. […] in hac quidem nouissima Editione omniâ diligentiùs recognita, Lvgdvni, Sumptibus Ioannis Baptistæ Devenet, in vico Mercatorio, sub signo Crucis Aureæ, 1655.
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, 340 A 26.

© Claire Rousseau

Lettre
Sur le phylactère partant de la bouche du Christ
Bene scripsisti deme Thoma

Image
La vignette est rectangulaire et de format « paysage ». Thomas d’Aquin est vêtu de l’habit de son Ordre, un rosaire pendant à sa ceinture. Sur sa poitrine brille le soleil de la sagesse et de la science, et le graveur a ajouté la catena aurea. Au-dessus de lui un ange porte un bonnet de docteur dont la forme est plus moderne que médiévale. Thomas est agenouillé à l’intérieur d’une église, devant le crucifix d’un autel au-dessus duquel le Christ lui apparaît siégeant sur une nuit, entourée de putti. Les mains du religieux sont ouvertes en signe d’accueil. Le Christ lui offre une parole d’approbation de ses écrits. Dans le bas de l’image, une scénette présente de nouveau Thomas priant dans une église. Mais, cette fois-ci, le religieux est en lévitation, comme l’indique le nuage sur lequel il est agenouillé. L’iconographie condense ainsi plusieurs récits de la vie du saint, tout en les réinterprétant.

États
Un seul état : France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : 31443[1]; Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd mat2a (Thomas d’Aquin, saint) ; Bibliothèque du Saulchoir, 340 A 26 ; 340 A 50[2]

[1] Même titre mais l’adresse devient Lvgdvni, Sumptibus Lavrentii Anisson, 1663.
[2] Même titre mais l’adresse devient Lvgdvni, Sumpt. Ioannis Girin, & Francisci Comba, in vico Mercatorio, sub signo Prudentiæ, 1663.

Bibliographie
2009, CAMBOURNAC, p. 49 ; p. 189, fig. 65

Commentaire
La vignette reprend le thème déjà utilisé à Paris en 1645 [Cat. 422].
À Lyon, la vignette fut réutilisée pour une nouvelle édition de la Somme en 1663, chez Laurent Anisson, d’une part, chez Jean Girin et François Comba qui en ont reçu permission le 24 décembre 1660, d’autre part.
Elle est encore reprise en 1677, toujours pour le titre de la Somme éditée à Lyon par les frères Anisson et Jean Posuel.