Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (ANVERS, 1624)

Effigies D. Thomæ Aqvinatis
[Philippe ?] MILLOT (?-?, actif dans la première moitié du XVIIe siècle), graveur
S. d. [1624]
Burin
C. de pl. : 14,6 x 11,5 cm

Vignette de titre pour THOMAS D’AQUIN (1225-1274), S. Thomas Aqvinatis Svmma Totivs Theologiæ […] In tres partes ab auctore suo distributa. Editio nouissima, in qua præstitum quid sit, sequenti pagellâ indicatur, Antverpiæ, Sumptibus Viduæ & hæredum Petri de la Rouiere, 1624.
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, 340 A 21.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans le cartouche du haut
EFFIGIES D. THOMÆ / AQVINATIS.
2. Dans l’image, sur le phylactère partant du livre de gauche
Tolle Thoma[m] et dissipabo Eccl[es]iam
3. Dans l’image, sur le phylactère partant du livre de droite
Quot articulos tot miracula.
4. Dans le cartouche du bas
Qui Docti suerint, et ad iustitiam / erudiunt multos, fulgebunt quasi / splendor firmamenti, et quasi stella / in perpetuas ætermitates Dan. 12.
5. En bas, sur la gauche
Millot fe.

Image
Thomas d’Aquin est présenté debout derrière une table. Vêtu de l’habit de son Ordre, il est doté d’une auréole et du soleil de la sagesse et de la science. La colombe de l’Esprit Saint vient l’inspirer du côté de l’oreille droite. Le poing droit de Thomas écrase un livre duquel s’échappent un phylactère portant une parole attribuée à Martin Bucer et un serpent. Du côté de la main gauche, apposée sur la poitrine, un livre est surmonté d’une tiare, celle de Grégoire X. Un deuxième phylactère porte les paroles d’admiration de ce pape à l’égard des écrits de Thomas d’Aquin. L’ensemble est inscrit dans un ovale, complété dans les écoinçons par des fleurs. Un cartouche supérieur porte le titre et un autre, sous l’ovale, porte un verset du livre de Daniel.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, 340 A 21

Commentaire
L’estampe interprète la première planche de la Vie de Thomas d’Aquin éditée pour la première fois à Anvers en 1610, d’après les dessins d’Otto Van Veen [Cat. 1539].
Aucune information fiable n’a pu être recueillie sur ce graveur dont un homonyme (?) dijonnais, fut graveur jusque vers 1644, avant de devenir acteur dans la troupe de Molière[1].

[1] Henri LIEBRECHT, Histoire du théâtre français à Bruxelles au XVIIe et au XVIIIe siècle, Paris, Champion, 1923, p. 57..