Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (LYON, AVANT 1655)

Effigies D Thomæ Aqvinatis
David VAN VELTHEM (?-?), graveur
Barthélémy GAULTIER (actif vers 1625-1655 ?), éditeur
Claude SAVARY (?-1655), éditeur
S. d. [avant 1655]
Burin
Tr. c. : 28,4 x 20,5 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Thomas d’Aquin), H181438.

© Claire Rousseau

Lettre[1]
1. Dans la marge supérieure
EFFIGIES D THOMÆ AQVINATIS
2. Sur le phylactère partant du livre de droite
Tolle Thomam et dissipabo Ecclesiam
3. Sur le phylactère partant du livre de gauche
QVOT ARTICVLOS TOT MIRACVLA
4. Entre les deux phylactères
D. V. Velthem. fe:
3. Dans la marge inférieure
Quem Ecclesia Doctorem, scholæ magistrum, hæretici flagellum habuere : quemq[ue] Pius Papa V. quintum / Ecclesiæ Doctorem nominare solebat. Hunc Italia nascentem vidit sanguinis nobilitas celebrauit. / Auus euisfuit Come,s Sommacolensis, qui Frederici II Imp sorore ducta Landulphum progenuit, / Cui Theodora Comitis Theanensis silia sanetum Thomam perperit. C. Sauary. et. B. gaultier. exc[2]:

[1] N’ont pas été pris en compte les titres, parfois abrégés, des ouvrages posés sur les étagères.
[2] Le texte est à plusieurs reprises fautif.

Image
Dans un ovale, Thomas d’Aquin est présenté, dans une bibliothèque, debout derrière une table. Vêtu de l’habit de son Ordre, il est doté d’une auréole et du soleil de la sagesse et de la science. La colombe de l’Esprit Saint vient l’inspirer du côté de l’oreille gauche. Le poing gauche de Thomas écrase un livre duquel s’échappent un phylactère portant une parole attribuée à Martin Bucer et un serpent. Du côté de la main droite, apposée sur la poitrine, un livre est surmonté d’une tiare, celle de Grégoire X. Un deuxième phylactère porte les paroles d’admiration de ce pape à l’égard des écrits de Thomas d’Aquin. Les écoinçons sont garnis de fleurs.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Thomas d’Aquin), H181438

Commentaire
L’estampe doit être rapprochée de celle éditée par Pierre Firens (vers 1580-1638) [voir deux pages avant] et de celle de Nicolas de Mathonière (1573-1640) [voir page précédente].
Il est possible que la planche ait été réalisée pour illustrer une édition des œuvres de Thomas d’Aquin mais il n’a pas été possible de déterminer laquelle. Claude Savary et Barthélémy Gaultier étant établis à Lyon, c’est dans les éditions lyonnaises qu’il conviendrait de mener la recherche.