Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (CAEN, 1663)

[Saint Thomas d’Aquin ?]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1663]
Xylographie
Passe-partout, tr. c. : 9,05 x 7,8 cm
Ovale : 5,5 x 4,15 cm

Vignette de titre pour Hyacinthe CHALVET (1605-1683), Thomas Aqvinas ex svggestv, sive Theologia Moralis Angelici Doctoris in conciones digesta. Tomvs Sextvs Theologi Ecclesiastæ. In primam secvndæ Svmmæ Angelicæ. Avctore R. P. Hyacintho Chalvet Ordinis FF. Praedicatorvm, conventvs tolosani S. Thomæ Aquinatis alumno, Sacræ Theologiæ Doctore, necnon in Academiâ Cadomensi Professore Regio, Cadomi, Apud Marinvm Yvon, Typographvm Regium, 1663.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-437.

© Claire Rousseau

Lettre
Dans le haut du passe-partout
M Y

Image
Au centre d’un passe-partout orné d’une guirlande de fleurs, imprimé en sanguine, le portrait d’un saint dominicain s’inscrit dans un ovale. Auréolé, en ¾ et de trois quarts vers la droite, le religieux lève le regard vers le ciel. Un rosaire se devine à sa ceinture. Dans la main droite, il porte un livre fermé debout. La main gauche esquisse un geste dynamique, comme si le saint entrait en discussion avec quelqu’un ou un auditoire. Ce portrait est imprimé en noir.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-437

Commentaire
Une première édition des textes de Thomas d’Aquin fut entreprise par Hyacinthe Chalvet à Toulouse en 1653. Le titre illustré présente alors saint Pierre et saint Paul en pied, encadrant le titre.
La deuxième édition paraît à Caen, en 1663, le religieux y demeurant. Seul le présent tome fut consulté, les autres tomes étant absent de la Bibliothèque nationale de France.
La vignette est composée d’un passe-partout xylographié, signé des initiales M Y de l’imprimeur. La couronne de fleurs y est harmonieuse. Elle est imprimée en sanguine.
L’ovale contenant le saint dominicain, lui aussi en xylographie, fut tiré en noir créant un contraste avec le cadre. Il n’est pas signé mais il est de bonne facture ; sa finesse peut suggérer que l’auteur du cadre fut aussi celui du portrait.
L’iconographie est ambiguë. L’absence d’attribut ne permet pas d’attester l’identification à Thomas d’Aquin. Il peut tout aussi bien s’agir de Dominique. L’imprimeur aura alors puisé dans un fonds disponible ou bien n’aura pas eu de modèle plus détaillé à proposer au graveur.