Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, 1644)

[Saint Thomas d’Aquin recevant l’approbation de ses écrits par le Christ]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1644]
Burin
C. de pl. : 28,6 x 21,2 cm environ

Frontispice pour Louis BAIL (vers 1610-1669), La Theologie affective ov Sainct Thomas en meditation. Par Maistre Lovis Bail Abbeuillois, Prestre, Docteur en Theologie, & Sous-penitencier dans Nostre Dame de Paris. Seconde Edition, reueuë & augmentée par l’Autheur, de la Seconde Seconde, & de la Troisiesme Partie, A Paris, Chez la Vevve Pierre Chevalier, ruë sainct Iacques, à l’Image S. Pierre, prés les Mathurins, 1644.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-6427 (1).

© Bibliothèque nationale de France

Lettre
1. Partant de la bouche du Christ en écriture en miroir
BENE SCRIPSISTI DE ME THOMA
2. Sur les pages du livre
À gauche : inflamando / Veritas / theologia
À droite : illuminat / charitas / affectiua
3. Sous le livre
Par M. Louis Bail Docteur de Paris.

Image
Le décor de la scène principale est particulièrement soigné. Il s’agit d’un chœur de religieux dans une église conventuelle. Au-dessus des stalles est accrochée une tapisserie qui indique la richesse du lieu. Thomas d’Aquin est agenouillé au premier plan, devant un autel placé sur la droite de l’image. Le saint, vu de profil, est auréolé. Il lévite sur une nuée. Un livre fermé et une plume trempée dans un encrier, posés au sol, montrent qu’il vient de quitter son activité. Sur l’autel sont déposés quelques feuillets couverts de son écriture. Le retable de l’autel donne l’impression d’une composition tridimensionnelle avec un Christ en croix se détachant en relief d’un arrière-plan de rochers. Le Christ s’adresse à Thomas. En arrière-plan, sur la gauche de l’image, deux autres dominicains sont témoins de la scène. Sous cette image, un cartouche indique, sur les pages d’un livre, la teneur de l’ouvrage ; le nom de l’auteur est suscrit.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote D-6427 (1)

Commentaire
L’iconographie de la partie supérieure est une copie de la planche n° 17, gravée par Cornelis Boel d’après un dessin d’Otto Van Veen [Cat. 1539].
L’édition chez la veuve de Pierre Chevalier et André Chevalier, en date de 1638, et d’un format in-8°, ne semble pas avoir comporté de frontispice, pas plus que la première édition in-4° de 1643-1644.
Le frontispice présenté ici apparaît donc au premier volume de la seconde édition de 1643-1644. Peut-être est-ce le succès commercial de l’ouvrage qui suscita la dépense de la taille d’une planche.
L’édition de 1650, toujours chez la Veuve de Pierre Chevalier, reçut un nouveau frontispice de moindre qualité [Cat. 406].
Ce second frontispice fut repris dans l’édition de 1654 qui indique que l’enseigne à l’Image S. Pierre est passée à Jean Pocquet[1].

[1] France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-1171.