Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, AVANT 1638)

Effigies D Thomæ Aqvinatis
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
Pierre I FIRENS (vers 1580-1638), éditeur
S. d. [avant 1638]
Burin
Tr. c. : 29,2 x 21,5 cm[1]

[1] Informations transmises par Agnès Leca de la Bibliothèque municipale de Moulins.

Planche pour THOMAS D’AQUIN (1225-1274), S. Thomaæ Aqvinatis Svmma Theologica […], Lvtetiæ Parisiorvm, Sumptibus Ioannis Billaine, viâ Iacobæâ, sub sancti Augustini, 1645, avant le début de la Prima Pars.
France, Moulins, Bibliothèque municipale – cote : 23440.
Ici, cliché d’une collection privée.

© mfgruppo

Lettre
1. Sur le phylactère partant du livre de gauche
Tolle Thomam et dissipabo Ecclesiam
2. Sur le phylactère partant du livre de droite
QVOT ARTICVLOS TOT MIRACVLA
3. Sous l’image
EFFIGIES D THOMÆ AQVINATIS / Quem Ecclesia Doctorem, scholæ magistrum, hæretici flagellum habuere: quemq[ue] Pius Papa V. quintum Ecclesiæ / Doctorem nominare solebat. Hunc Italia nascentem vidit, sanguinis nobilitas celebrauit. Auus euis fuit / Comes Sommacolensis, qui Frederici II Imp. Sorore ducta Landulphum progenuit, cui Theodora Comitis / Theanensis filia Sanctum Thomam peperit. P. Firens excu.

Image
Dans un ovale, Thomas d’Aquin est présenté debout derrière une table. Vêtu de l’habit de son Ordre, il est doté d’une auréole et du soleil de la sagesse et de la science. La colombe de l’Esprit Saint vient l’inspirer du côté de l’oreille droite. Le poing droit de Thomas écrase un livre duquel s’échappent un phylactère portant une parole attribuée à Martin Bucer et un serpent. Du côté de la main gauche, apposée sur la poitrine, un livre est surmonté d’une tiare, celle de Grégoire X. Un deuxième phylactère porte les paroles d’admiration de ce pape à l’égard des écrits de Thomas d’Aquin. Les écoinçons sont garnis de fleurs.

États
Un seul état : France, Boulogne-sur-Mer, Bibliothèque municipale – cote : S2 231 ; Moulins, Bibliothèque municipale – cote : 23440

Commentaire
L’estampe interprète la première planche de la Vie de Thomas d’Aquin éditée pour la première fois à Anvers en 1610, d’après les dessins d’Otto Van Veen [Cat. 1539].
Si l’on tient compte de la date de décès de Pierre Firens, elle fut réalisée bien avant l’édition de l’ouvrage. Cependant sa présence en plusieurs exemplaires de l’ouvrage montre qu’elle lui fut délibérément associée.