Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, AVANT 1640)

Effigies D Thomæ Aqvinatis
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
Nicolas de MATHONIÈRE (1573-1640), éditeur
S. d. [avant 1640]
Burin
Tr. c. : 29,4 x 21,4 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd mat2 (Thomas d’Aquin, saint), H 181467.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur le phylactère partant du livre de doite
Tolle Thomam et dissipabo Ecclesiam
2. Sur le phylactère partant du livre de gauche
QVOT ARTICVLOS TOT MIRACVLA
3. Au-dessus de l’image
EFFIGIES D THOMÆ AQVINATIS
4. Sous l’image
Quem Ecclesia Doctorem, scholæ magistrum, hæretici flagellum habuere: quemq[ue] Pius Papa V. quintum / Ecclesiæ Doctorem nominare solebat Hunc Italia nascentem vidit, sanguinis nobilitas celebrauit. / Auus euis fuit. Comes Sommacolensis, qui Frederici II Imp. Sorore ducta Landulphum progenuit, / Cui Theodora Comitis Theanensis filia Sanctum Thomam perperit. N. de Mayhoniere ex.

Image
Dans un ovale, Thomas d’Aquin est présenté, dans une bibliothèque, debout derrière une table. Vêtu de l’habit de son Ordre, il est doté d’une auréole et du soleil de la sagesse et de la science. La colombe de l’Esprit Saint vient l’inspirer du côté de l’oreille gauche. Le poing gauche de Thomas écrase un livre duquel s’échappent un phylactère portant une parole attribuée à Martin Bucer et un serpent. Du côté de la main droite, apposée sur la poitrine, un livre est surmonté d’une tiare, celle de Grégoire X. Un deuxième phylactère porte les paroles d’admiration de ce pape à l’égard des écrits de Thomas d’Aquin. Les écoinçons sont garnis de fleurs.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd mat2 (Thomas d’Aquin, saint), H 181467

Commentaire
L’estampe est en contrepartie par rapport à celle éditée par Pierre I Firens (1580-1638) [voir page précédente]. Comme cette dernière, la planche a pu constituer le frontispice d’un ouvrage. À défaut de l’avoir repéré, il est difficile de dire laquelle des deux estampes a l’antériorité.