Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (ANVERS, AVANT 1660)

F. Alexander Alensis Doctor Irrefragabilis.
Jacob NEEFS (1610-après 1660), graveur
D’après Theodore VAN THULDEN (1606-vers 1669), dessinateur
S. d. [avant 1660]
Burin
Tr. c. : 13,6 x 9 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Alexandre de Hales), D 071625.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
F. ALEXANDER ALENSIS DOCTOR IRREFRAGABILIS
2. Partant de la bouche d’Alexandre de Halès
Reddam tibi Vota mea.
3. Sur la page du livre tenu par Alexandre de Halès
SVMMA / THEOLO / GIÆ
4. Sous le trait carré de l’image
Discipulos video, Summam, Statuamq[ue] MARIÆ ; / Cur hæc præ manibus magnus ALENSIS habet ? / Vult Matri sua Vota, tibi vult tradere Summam, / Doctoremque Seraph, Angelicumque Thomam. / Theod. à Tulden delin. Iac. Neeffs sculpsit et excud. Cum priuilegio.

Image
Au premier plan, le franciscain Alexandre de Halès (vers 1185-1245), se tient debout sur la gauche de l’image, de trois quarts tourné vers la droite. Du bras gauche, il prend appui sur un pupitre qui supporte l’une de ses œuvres la Summa Theologiæ. Dans la main droite, il tient une statue de la Vierge à l’Enfant, à qui il s’adresse. En arrière-plan, sur la droite, Alexandre de Halès est en chaire et donne son enseignement à deux religieux auréolés, saint Bonaventure et saint Thomas d’Aquin. Les deux saints sont assistés par deux angelots qui tiennent leurs encriers.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Alexandre de Halès), D 071625

Commentaire
Originaire d’Angleterre, Alexandre de Halès fut reçu comme Docteur en théologie à Paris, avant même d’entrer chez les franciscains. Dans son Ordre, il fonda alors au sein du couvent l’École franciscaine de Paris. Son enseignement très prisé fut peut-être suivi par saint Bonaventure. L’assistance de Thomas d’Aquin ne repose, elle, sur aucune source fiable et relève plutôt de la tradition légendaire.
Par son format, plus grand que les images de dévotion anversoises, l’estampe servit peut-être de planche illustrative dans un ouvrage, vraisemblablement commandé par l’Ordre des franciscains.
La collaboration entre le dessinateur et le graveur fut régulière si l’on en juge par les estampes conservées au Rijksmuseum d’Amsterdam.