Bucer, Martin

BUCER, Martin (Sélestat, 11 novembre 1491-28 février 1551, Cambridge)
Statut dans l’Ordre : prêtre du Premier Ordre

Biographie
Martin Bucer naît à Sélestat dans une famille modeste, son père, Claus Bucer étant tonnelier.
En 1506-1507, Martin entre au couvent des dominicains de sa ville natale.
En 1517, il étudie à l’université de Heidelberg et à Mayence, se formant à la scolastique médiévale, en particulier à la pensée de Thomas d’Aquin.
En 1518, il assiste à la dispute que tient Martin Luther à Heidelberg. Séduit, il devient partisan de ses idées, tout en poursuivant sa formation.
Suspecté par l’Inquisition, il fuit Heidelberg au début de l’année 1521, trouvant d’abord refuge à Spire. Il obtient un bref pontifical le relevant de son vœu religieux. En 1522, étant encore prêtre, il se marie avec Catherine Schutz. Commence alors une suite de départs pour trouver refuge, l’évêque de Spire ayant excommunié Martin.
Martin et sa femme enceinte trouvent refuge en 1523 à Strasbourg.
Progressivement, au milieu des dissensions, Martin Bucer va prendre la tête de la Réforme strasbourgeoise. Il est l’auteur de la Confession tétrapolitaine qui, à partir de la diète d’Augsbourg en 1530, régit les villes libres de l’Empire : Strasbourg, Memmingen, Constance et Lindau.
À partir de 1540, la situation de Martin Bucer se détériore. En août 1549, Martin Bucer et Paul Fagius sont contraints de fuir en Angleterre. Martin Bucer s’installe à Cambridge.
À la mi-février 1551, Martin Bucer tombe malade. Il meurt le 28 du mois.
Alors qu’il eut droit à de solennelles funérailles, Marie Tudor fait déterrer son corps et celui de Paul Fagius en 1556. Ils sont brûlés avec leurs écrits en place publique. Leur mémoire fut réhabilitée en 1560, après l’avènement d’Élisabeth Ière.

À Martin Bucer est prêtée cette parole : « Tolle Thomam et dissipabo Ecclesiam ». Elle fut reprise et inscrite sur de nombreuses estampes figurant le triomphe de la doctrine de Thomas d’Aquin sur celle de Martin Bucer.

Portraits et autres figurations gravées antérieurs à 1720
1599
BOISSARD Robert (vers 1570-après 1601), graveur ; BRY Theodor de (1528-1598), éditeur, Martinus Bucerus Theologus, s. d. [1599]. Burin, feuille : 14,4 x 11 cm. Planche pour Jean-Jacques BOISSARD (vers 1528/1533-vers 1598/1602) ; Theodor de BRY (1528-1598), Icones Qvinqvaginta Virorvm illustrium doctrina & eruditione præstantium ad vivum effictæ, cum eorum vitis descriptis a Ian. Iac. Boissardo Vesunti. Omnia recens in aes artificiosë incisa, & demum foras data per Theodorum de Bry Leodien., civem francofurtj ; IV. Pars Iconvm Viros virtute atque eruditione illustres repræsentantium, quorum alij inter vivos esse jam olim desierunt, alij vero nunc quoq[ue] vitali lumine honorum et dignitatum suarum perfruuntur gloria[.] Natalium eorundem breuis & succincta notatio, singulis Eiconibus adiuncta Distista item passim addita, opera & studio. In ære recens scite facta & forûs data per hæredes Theodorj de Brÿ Leod. Franfordij ad Moenu[m], 1599, p. 168. France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : G- 5491 (vol. 4).
Après 1722
JAHANDIER Étienne, DIT DESROCHERS (1668-1741), graveur et éditeur, Martin Bucer, s. d. [après 1722]. Burin, c. de pl. : 15,2 x 10,3 cm. France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B729.

Nota Bene : seuls deux portraits figurent ici. L’un appartient à un ouvrage qui présente d’autres dominicains, tels Albert le Grand et Thomas d’Aquin. L’autre mentionne explicitement que Martin Bucer fut dominicain.