Godin, Jean

JEAN GODIN (DIJON, 1633)

Le vray Portrait du venerable P.F. Jean Godin
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ (signature non déchiffrée)
D’après Philippe QUANTIN (vers 1600-1636), peintre
1633
Burin
Épreuve rognée : 15,5 x 10,7 cm
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B790.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sous l’image
Le vray portrait du venerable P.F. Jean Godin, / Docteur en Theologie de la faculté de Paris de l’Or: / dre de saint Dominique Aagé de 37. ans 1633.
2. Entre les deux dernières lignes précédentes
peint par Quantin / FBo(..) fe(ou Sc.).

Image
Jean Godin est présenté en buste légèrement de trois-quarts vers la droite, vêtu de l’habit de son Ordre et porte une calotte.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B789

Commentaire
Malheureusement, il n’a pas été possible de déchiffrer correctement les informations concernant le graveur. Il s’agit néanmoins de l’interprétation d’un portrait ad vivum réalisé par le peintre dijonnais Philippe Quantin. La planche cartonnée sur laquelle a été collée l’estampe porte également un feuillet du même format indiquant qu’il s’agit bien du portrait fait du vivant de Jean Godin (1595-1665). Le feuillet résume également quelques traits de la vie du religieux.
Philippe Quantin fut avec Luc Despeches, autre peintre, fondateur de la confrérie de Saint-Luc au couvent des Jacobins de Dijon, le 15 juin 1635. Il peignit une Communion de sainte Catherine de Sienne pour le monastère des dominicaines de la même ville . Il existait donc un lien étroit entre cet artiste et l’Ordre. À son pinceau peuvent être attribuées plusieurs œuvres exécutées pour l’église conventuelle des Jacobins de Dijon : Saint Antonin et le jardinier, Le Mariage Mystique de sainte Catherine de Sienne, Saint Thomas d’Aquin écrivant sous la dictée de saint Pierre et de saint Paul, mais aussi un triptyque de la Circoncision . D’autres œuvres ont disparu : La Vierge apparaissant à un jacobin, Saint Thomas d’Aquin assassiné par les bandits de Calabre [sic !], Saint en prière devant un crucifix posé sur un autel, Humbert II donnant le Dauphiné à Philippe VI, roi de France .
Dans son lieu de conservation, le portrait est collé sur une planche qui porte également une brève notice biographique. Le religieux n’ayant pas laissé d’ouvrage imprimé, il est difficile de dire de quelle publication sont extraits le portrait et la notice.
Jean Godin naquit à Montbard et entra dans l’Ordre des Prêcheurs vers l’âge de seize ans. Le 8 août 1611, il fit profession à Dijon. Il vint étudier à Paris au couvent Saint-Jacques, où il fut licencié en 1626. Après diverses fonctions dans l’Ordre, il fut élu prieur du couvent de Dijon. Durant sa charge, il mourut le 13 mai 1665, à l’âge de soixante-dix ans.
Le portrait semble correspondre au moment où le religieux devint Docteur à la Sorbonne.