Histoires de voiles

VOILÉ.E.S / DÉVOILÉ.E.S
Sous la direction de Pierre-Gilles Girault, administrateur, conservateur en chef, administrateur
et Magali Briat-Philippe, responsable du service des patrimoines, conservatrice du patrimoine
Coédition Monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse / In Fine éditions d’art, 2019, 135 p.

Coup de cœur 2019 ♥

 

Choisir le thème du voile à l’heure où celui-ci fait polémique dans l’espace publique français pourrait paraître tout à la fois facile et provocateur. Il n’en est rien.
La première partie du catalogue de l’exposition du Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse esquisse davantage des pistes de réflexion qu’une histoire du voile. Ces essais abordent successivement :

– Genèse du voile, entre pudeur, religion et désir
– Le visage interdit des religieuses
– Le voile oriental : une passion française
– Marguerite d’Autriche, voilée ou dévoilée

Dans la seconde partie, les thèmes se déploient de manière transhistorique :

– Voiles coutumiers
– Voiles sacrés
– Voiles mis en scène
– Dévoilements

De l’Antiquité à nos jours, chaque œuvre interpelle, interrogeant en premier l’intention de son créateur, sa vision de la femme (car le catalogue présente essentiellement des ports féminins du voile), mais aussi notre propre perception de ce linge chargé de symbolisme et d’idéologies.

Si Catherine de Sienne a droit dans ce catalogue à un portrait de Cristofano Allori (1577-1621), l’œuvre fut tellement copiée qu’elle n’est plus guère inspirante, alors que Le Silence de Giovanni Strazza (1818-1875) invite toujours à retenir son souffle devant cet incroyable travail du marbre. L’effet de transparence du voile accentue l’intériorité et la retenue de la jeune femme en buste. Presque une prière…

Saint Vincent Ferrier – Chéméré-le-Roi

Du 4 août au 7 octobre 2019
Couvent Saint-Thomas-d’Aquin
53340 – Chémeré-le-Roi

Tous les jours (sauf dimanche matin)
de 11 h à 12 h et 14 h à 17 h 30.

contact presse : fsvf@chemere.org
Tél. : 06 45 41 45 40

 

 

 

 

L’exposition Saint Vincent Ferrier, voix de Dieu au cœur de la guerre de Cent ans, présentée du 4 août au 7 octobre prochains au couvent Saint-Thomas d’Aquin à Chémeré-le-Roi, apparaît comme un véritable événement culturel régional, dépassant largement les limites géographiques du seul département de la Mayenne, organisé à l’occasion du 600e anniversaire de la mort de saint Vincent, à Vannes, le 5 avril 1419.
En effet, pour la première fois, plus d’une centaine de documents d’archives, d’objets d’art, de souvenirs historiques rattachés à ce prédicateur infatigable, comme aux grandes figures historiques de cette époque, seront réunis pour évoquer la figure de ce personnage emblématique, interlocuteur du duc de Bretagne Jean V, du roi d’Angleterre Henri V, du pape Clément VII, de l’antipape Benoit XIII, ou encore de sainte Colette de Corbie etc. En effet, les démarches accomplies, l’œuvre laissée par ce dominicain énergique ont largement contribué à hâter la fin des conflits empoisonnant l’Europe occidentale de cette époque : le Grand Schisme et la guerre de Cent ans.

C’est ainsi que de nombreuses institutions françaises ont souhaité participer à ce projet inédit, parmi lesquelles on peut citer les Archives nationales, les Archives départementales du Morbihan, de Loire-Atlantique, ou encore divers musées, à l’instar du musée des Beaux-Arts de Dijon ou de celui de Rennes, etc. La bibliothèque et les archives diocésaines de Vannes, le Trésor de la cathédrale de Nantes, la bibliothèque du Saulchoir, à Paris, la bibliothèque d’Étude et du Patrimoine de Toulouse, les couvents des dominicains de Lyon, de Toulouse, la maison Pierre Seilhan ont également ouvert très généreusement leurs collections.

À ces efforts, doivent être ajoutés les soutiens d’éminents amateurs privés, qui ont également accepté d’ouvrir, parfois pour la première fois, des fonds peu accessibles, permettant ainsi de pouvoir présenter une série de pièces jamais exposées comme différents ensembles d’orfèvrerie religieuse du XVe siècle ou d’importantes peintures d’histoire, attestant de la vitalité du culte rendu à saint Vincent aux XVII et XVIIIe siècles.
Le calice d’Isabeau d’Écosse, épouse du duc François Ier de Bretagne, une des plus anciennes statues connues de Jeanne d’Arc, une des premières miniatures représentant la prédication de saint Vincent, son buste-reliquaire appartenant au Trésor de la cathédrale de Vannes, mais encore une statue en calcaire polychrome des années 1500, commandée par le vicomte Jean II de Rohan, comme la bulle de Callixte III annonçant la canonisation etc. figurent parmi les chefs d’œuvre que les visiteurs pourront venir admirer à Chémeré-le-Roi.

L’exposition est également accompagnée par l’édition d’un catalogue illustré de 176 pages, édité aux éditons Héritage architectural.

CATALOGUE DE L’EXPOSITION

Cette publication est composée en deux parties : la première, réservée à la publication d’articles scientifiques rédigés par les meilleurs spécialistes français actuels de cette période de l’histoire et, en seconde partie, par le catalogue des œuvres présentées.

Sommaire
o Préface par S. Exc. Mgr Najeeb Michaeel
o Avant-propos par S. Exc. Mgr Raymond Centène
o Saint Vincent Ferrier, voix de Dieu au cœur de la guerre de Cent Ans par le Fr. Louis-Marie de Blignières
o Note de l’éditeur, par Paul-Henri Guermonprez
o Note du mécène, par Monsieur Gilles Dupin, président et directeur général de Monceau Assurances

Essais et documents
o Chronologie
o La guerre de Cent Ans (1337-1453) par Jean-Michel Matz
o Le Grand Schisme d’Occident (1378-1417) par Jean Barbey
o Un prédicateur dans la Ville rose au temps du Grand Schisme. Séjour et postérité de saint Vincent Ferrier à Toulouse (1416-2019) par Cyril Daydé
o Jean V, duc de Bretagne (1399-1442), son duché et Vincent Ferrier par Michael Jones
o Vincent Ferrier en « ange d’apaisement » : missions diplomatiques auprès du roi Henri V
d’Angleterre par André-Yves Bourgès
o Itinéraire de saint Vincent en Bretagne établi par le chanoine Joseph-Marie Le Mené
o La prédication de Maître Vincent d’après l’enquête bretonne du procès de canonisation par le Fr. Augustin-Marie Aubry
o Une illustration de la prédication de saint Vincent Ferrier : le sermon sur la persévérance, traduction et commentaire de Dom Bruno Drilhon
o Les miracles de Maître Vincent : des fioretti au culte de saint Vincent Ferrier par Brigitte Guigueno
o Le prédicateur et le vicomte. Diffusion du culte de saint Vincent Ferrier par Jean II, vicomte de Rohan par Diego Mens Casas
o Vita et miracula : Vincent Ferrier au miroir d’estampes du XVIIe siècle par Claire Rousseau

Catalogue des œuvres
Un voyageur infatigable – L’homme d’études au service de l’Église – L’entrée du frère mendiant dans la vie politique – Le Grand Schisme d’Occident – Le Compromis de Caspe – L’ambassadeur de la paix au cœur de la guerre – Le prédicateur itinérant populaire – Le saint thaumaturge – L’homme de la messe – La dévotion à saint Vincent

176 pages
39 €
Frais de port en sus

En vente : ici

Images sur les murs – Catalogue d’exposition

Musée de l’Image – Ville d’Épinal
Images sur les murs. De Bessans à Pont-Aven
Épinal, Le Musée de l’Image – Ville d’Épinal, 2018
Prix : 25 euros (2019)

 

 

 

 

 

 

Que le passionné d’estampes ait le loisir ou non de se rendre à Épinal pour l’exposition en cours (ici), l’acquisition du catalogue s’avère indispensable. En effet, il permet d’une part de s’interroger sur la réception et l’usage des images entre le XVIIe et le XIXe siècle (propos de l’exposition) et, d’autre part, il présente des estampes rares, présentées pour la première fois au grand public de l’Est.

La première partie du catalogue décrit, pièce à pièce, les estampes qui furent retrouvées collées dans des coffres, sur des portes d’armoires ou, plus exceptionnel, sur les cloisons d’une maison savoyarde sans que les propriétaires successifs ne les arrachent. Cette conservation sur de longs siècles est sans doute le phénomène le plus intriguant : quelles valeurs affective, marchande, historique, spirituelle, dévotionnelle, apotropaïque étaient dévolues à ces pièces de papier pour qu’elles soient maintenues en place ? Si des hypothèses, communes à tous les recherches historiques antérieures sur le sujet, peuvent être avancées, aucun témoignage précis ne peut renseigner le curieux.
Les images de la maison Péraz/Tracq fournissent, en revanche, une connaissance plus affinée de la production de Laurent Biesse (1643-1713) à Lyon ; en épousant Jeanne Ruffard, Laurent Biesse reprit l’atelier de son premier mari, Jacques Potard (?-1677), présenté sur ce site. Il ne devenait pas simplement le nouveau propriétaire de bois et de cuivres mais également, selon nous, le continuateur d’une façon d’imprimer des placards avec des illustrations mises en couleur (orange) à l’aide de pochoirs et d’aplats.
Sans doute est-ce avec les estampes des portes d’une armoire de sacristie que se lit le mieux la reprise iconographique d’estampes demi-fines dans l’imagerie populaire. Cependant, il est à espérer que l’étude puisse être poussée, reconnaissant que les rapprochements des pièces est parfois dû au hasard des découvertes dans les innombrables recueils des institutions et des collections privées.

La deuxième partie du catalogue montre comment les peintres et les photographes ont rendu compte de la place des images dans les intérieurs. Les artistes ne se contentèrent pas d’esquisser un décor, ils lui furent fidèles et, le catalogue propose, avec pertinence, une origine chartraine à l’estampe accrochée au-dessus du bénitier de La Demande en Mariage, d’Alfred-Joseph Annedouche (voir p. 206-209).

En une troisième partie, l’ouvrage s’intéresse à deux écoles particulières, celle d’Écouen et celle de Pont-Aven. Se profilent alors bien d’autres raisons d’avoir des images chez soi. Avec peut-être une part de rêve plus importante…

Didactique, ce catalogue deviendra vite une référence.
Quelques regrets sont à exprimer.
Le petit format qui le rend facilement manipulable est au détriment de la lisibilité des pièces (même avec une loupe !).
Les experts repéreront aisément quelques erreurs ou coquilles (Catherine de Sienne n’est pas « Père de l’Église » (p. 90) mais Docteur ; l’iconographie du Rosaire, avec la présence de saint Dominique et de sainte Catherine de Sienne, n’a pas été fixée à la fin du XVe siècle (même page) ; Balthazar Moncornet est curieusement devenu « de Moncornet » (p. 103), etc.). Mais quel travail est exempt de coquilles ? Ce site en est truffé ; nous espérons les corriger.
Il faut surtout saluer l’admirable travail de Martine Sadion et de ses collaborateurs. La conservatrice en chef du Musée de l’Image signe ainsi joliment son départ à la retraite.

Images sur les murs

Images sur les Murs.
De Bessans à Pont-Aven

Une exposition à ne pas manquer !

Des images, anciennes ou plus récentes, presque tout est étudié : leur production, leur matière, le format, leur iconographie, les couleurs…
Presque tout… mais rarement leurs usages, tant les informations manquent – surtout quand elles sont anciennes – sur leur utilisation et leur conservation.

Or, la découverte exceptionnelle, de soixante images du XVIIe au XIXe siècle sur les cloisons d’une maison à Bessans en Savoie a relancé l’intérêt.

L’exposition ne présente pas uniquement ces cloisons. Elle questionne les goûts et les besoins, le rôle décoratif et la valeur apotropaïque des images au sein des demeures.

Un questionnement similaire a guidé la recherche sur les estampes dominicaines : où étaient-elles accrochées dans les couvents, les cellules ? Comment étaient-elles tirées au sort ou offertes ? Qu’en faisaient les Frères et les Sœurs ?
Les pratiques conventuelles et celles familiales peuvent-elles être comparées ?

Recension du catalogue dans la rubrique À découvrir – Livres

Lien vers le Musée de l’image à Épinal : ici

Exposition jusqu’au 29 septembre 2019.

Musée de l’Image – Ville d’Épinal
42 quai de Dogneville
88000 Épinal

Public : Tout public.

Martin Schongauer, orfèvre des estampes

Pantxika Béguerie-De Paepe ; Magali Haas
Martin Schongauer
Paris ; Colmar, RMN-Grand Palais ; Musée d’Unterlinden, 2018
Prix : 19 euros (2019)

Colmar peut à juste titre s’enorgueillir de compter parmi ses plus célèbres compatriotes Martin Schongauer (vers 1450-1491).

Ses doigts ont ciselé, au burin comme au pinceau, les œuvres les plus précieuses qui soient.

De petit format, avec une mise en page aérée laissant une large place aux illustrations, la monographie de Pantxika Bégurie-De Paepe et Magali Haas permet de suivre avec intérêt la double carrière de graveur et de peintre de celui qui acquit le goût de la précision dans l’atelier d’orfèvrerie de son père.
Et c’est bien cette formation qui lui valut de manier avec dextérité le dessin pour s’attacher à la formation des plis des vêtements aussi bien qu’aux entrelacs des décors, d’accrocher les ombres et les lumières.

C’est avec un égal bonheur que le lecteur peut scruter les estampes, suivre des yeux les lignes, se délecter de la délicatesse des modelés, et s’étonner de la profondeur de la palette des panneaux peints.

Parmi l’œuvre peint, le lecteur dominicain redécouvrira le Retable des dominicains (p. 80-89) avec sa célèbre Chasse mystique, thème cher à l’Ordre des Prêcheurs dans l’espace germanique au XVe siècle.

À parcourir le livre, les frémissements ne manquent pas. Ils sont soupir et désir : aller admirer les œuvres à Colmar…

Histoire de l’imagerie de dévotion en Europe – 21-22 novembre 2019

La Bibliothèque du Saulchoir (Paris), en partenariat avec l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres organise un colloque international sur l’histoire de l’imagerie de dévotion en Europe.

Sous la direction de Dominique Lerch
(Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines),
avec la collaboration de :
Nicole Bériou, membre de l’Institut,
Joseph de Almeida Monteiro (Bibliothèque du Saulchoir),
Aline Debert † (CNRS),
Kristina Mitalaité (LEM, CNRS),
Claire Rousseau (Centre André Chastel),
Isabelle Séruzier (Bibliothèque du Saulchoir).

 

Le colloque aura lieu à Paris, les 21 et 22 novembre 2019.

Le programme (voir également ci-dessous) et les modalités d’inscription sont disponibles sur le site de la Bibliothèque du Saulchoir (cliquez).

Jeudi 21 novembre 2019 – Salle Dumont – 45, rue de la Glacière – 75013 Paris
8 h 30 : Accueil

9 h : Introduction par Isabelle Saint-Martin (EPHE, Paris)

9 h 30 : Michel Albaric, o.p. (Bibliothèque du Saulchoir) : La collection du Saulchoir.
10 h : Yann Raison du Cleuziou (Université de Bordeaux) : Penser la culture populaire à partir des hypothèses du père Serge Bonnet, o.p.

10 h 30 : Pause

10 h 45 : Claire Rousseau (Centre André Chastel) : Entre images de dévotion et gravures d’illustrations, les saints dominicains de la famille Landry
11 h 15 : Gustave Koch (pasteur honoraire, Strasbourg) : Y a-t-il une image de dévotion protestante ? les petites images bibliques protestantes
11 h 45 : David Douyère (Université de Tours) : L’image de dévotion chrétienne sur les réseaux numériques

12 h 15
: Discussion

12 h 45-14 h 15 : Déjeuner

14 h 15-15 h 45 : Capitales européennes de l’image: Anvers-Augsbourg-Paris
14 h 15 : Ralph Dekoninck (UC Louvain) : L’œuvre des frères Wieirix à Anvers, à l’origine d’un répertoire iconographique dévotionnel, fin XVIe-début XVIIe siècles
14 h 45 : Peter Stoll (Universitätsbibliothek, Augsbourg) : The Klauber Brothers’Litany of Loreto : An 18th Century Print Series from Augsburg and Its International Career
15 h 15 : Dominique Lerch (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) : La diffusion d’œuvres nazaréennes à Paris, en France et en Alsace (1850-1960)

15 h 45 : Pause

16 h-17 h 30
: Allemagne-Italie-Espagne
16 h : Konrad Vanja ( Museum Europäischer Kulturen, Berlin)  : Bilan des études sur l’image de dévotion en Allemagne : de Spamer à nos jours
16 h 30 : Biagio Gamba (Universitas Vivariensis, Cosenza) : De l’usage de l’image de dévotion en Italie au XXe siècle. Propagande politique et campagnes militaires, les « santini militari ».
17 h : Jean-François Botrel (Université de Rennes2) : L’image de dévotion en Espagne

Vendredi 22 novembre 2019 – Fondation Simone et Cino Del Duca – 10, rue Alfred de Vigny – 75008 Paris

9 h : Accueil

9 h 30 : Sylvie Manuel-Barnay (Université de Lorraine) : Apparitions mariales et images de dévotion : fabrique d’une histoire sainte
10 h : Bernard Berthod (Musée de Fourvière, Lyon) : L’image de dévotion mise en scène :  canivets, papiers roulés et colifichets

10 h 30 : Pause

10 h 45 : Michel Mallèvre, o.p. (Bibliothèque du Saulchoir) : Trois générations de missels et leurs images
11 h : Christian Ehrmann (collectionneur) : Un siècle d’histoire de France au travers des images de missel (1840-1950)
11 h 30 : Martine Sadion ( Musée de l’image, Épinal) : Imagiers et images de dévotion
12 h : Evelyne Sigoillot (Musées de Châlons-en-Champagne) : Des illustrateurs par milliers

12 h 30
: Discussion

12 h 45-14 h 15 : Déjeuner

14 h 15 : Conclusion par Jean-Claude Schmitt (EHESS, Paris) et  Kristina Mitalaité (LEM, CNRS)

14 h 45 : Ateliers : thèmes de 15mn sur proposition des participants et sur inscription préalable (Images peintes à la main ; Généalogie de l’image mortuaire…)

Canivet :
Mater Dolorosa
XVIIIe s.
289 x 172 mm
© Bibliothèque du Saulchoir