Dominique du Paradis

NARDUCCI, Dominique (Paradiso 8 septembre 1473-5 août 1553 Florence)
Autre nom : Dominique de Paradis, Dominique du Paradis
Statut dans l’Ordre : vierge/Tiers-Ordre (reçoit l’habit miraculeusement, fonde un monastère)
Attributs iconographiques : enfant Jésus, instruments de la Passion

Biographie

Le jour de naissance de Dominique Narducci, dans la bourgade de Paradiso est incertain mais il est clair que ses premiers biographes ont voulu le rattacher à la fête de la nativité de la Vierge Marie.
La vie de Dominique, telle qu’elle nous est parvenue, apparaît fortement romancée et il est difficile d’en tirer une suite de faits clairs. Peut-être est-il possible d’en sérier les données plutôt que de dessiner une chronologie.
La vie mystique de Dominique de/du Paradis est influencée par deux modèles dominicains : Catherine de Sienne et Savonarole. De la première, elle reproduit les étapes mystiques devenues classiques : échange des cœurs, stigmates, mariage mystique, avec de drastiques pratiques ascétiques. Des deux, elle reçoit un encouragement à un apostolat prophétique et visionnaire, à un engagement pour la réforme spirituelle et sociale des cités. Enfin, comme Catherine elle dicte ses dialogues et entretient une correspondance avec des interlocuteurs ecclésiastiques et laïcs, dont certains viennent chercher auprès d’elle une direction spirituelle.
Vie mystique et vie d’apostolat menées sous sa propre gouverne lui attirent suspicions, jugements, divisions des opinions à son sujet, etc.
La vie de Dominique du Paradis est également marquée par une forme d’inconstance. Elle passe de communauté en communauté, puis prétend avoir reçu l’habit dominicain directement de saint Dominique et de sainte Catherine de Sienne. Elle fonde un monastère (monastère de Crocetta à Florence) dans lequel elle ne vit que sous la pression qui lui est faite. Elle dirige la communauté pendant près de cinquante ans mais n’y fait profession qu’un an avant sa mort, sous couvert d’humilité.
À sa mort, le 5 août 1553, elle jouit d’une réputation de sainteté.
En 1611, la grande duchesse de Toscane, Christine de Lorraine, encourage son processus de béatification qui n’aboutit jamais.

Portraits et autres figurations gravées antérieurs à 1720
S. d.
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ, La B. Dominiqve du Paradis, s. d. Burin, tr. c. : 15,9 x 10,3 cm. France, Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Dominique du Paradis), D 128408.