Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (?, ?)

Effigies D. Thomæ Aqvinatis :
GRAVEUR NON DIENTIFIÉ
S. d.
Burin
C. de pl. : 10 x 7,8 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Thomas d’Aquin), H181439.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur la gouttière du livre sous la tiare papale
GREGOR X
2. Sur le phylactère partant de ce livre
QVOT ARTICVLOS TOT MIRACVLA
3. Sur la gouttière du livre sous le poing de Thomas
BVCERVS
4. Sur le phylactère partant de ce livre
Tolle Thomam et dissipabo Ecclesiam
5. Sous le portrait
EFFIGIES D. THOMÆ AQVINATIS :

Image
Dans une bibliothèque aux étagères chargées de ses œuvres, Thomas d’Aquin est présenté debout derrière une table. Vêtu de l’habit de son Ordre, il est doté d’une auréole et du soleil de la sagesse de la science. La colombe de l’Esprit Saint vient l’inspirer du côté de l’oreille gauche. Le poing gauche de Thomas écrase un livre qui porte le nom de son auteur, [Martin] Bucer, dominicain passé à la réforme. De ce livre s’échappe un phylactère portant une parole attribuée à Martin Bucer et un serpent. Du côté de la main droite apposée sur la poitrine, un livre est surmonté d’une tiare, celle de Grégoire X. Le phylactère qui dépasse du livre porte les paroles d’approbation du pape.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Thomas d’Aquin), H181439

Commentaire
L’estampe interprète la première planche de la Vie de Thomas d’Aquin éditée pour la première fois à Anvers en 1610, d’après les dessins d’Otto Van Veen [Cat. 1539].
En raison des nombreuses copies de la planche d’origine, et en l’absence de signature, il est difficile de dire si cette estampe est française ou flamande.