Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, 1617)

Effigies divi Thomæ Aqvinatis
Léonard GAULTIER (vers 1561-vers 1635), graveur
S. d. [1617]
Burin
Tr. c. : 28,9 x 19,6 cm

Frontispice pour THOMAS D’AQUIN (1225-1274), Svmma theologica S. Thomae Aqvinatis, Doctoris Angelici Ordinis Prædicatorum […] In tres Partes ab Authore distributa, in hac verò nouissima Editione in duos Tomos diuisa. Tomus Primus, Lvtetiae Parisiorvm ; Sumptibus Dionysii de la Noüe, viâ Iacobæâ, sub signo Nominis Iesv, 1617.
France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : SJ TH 68/4 – T. 01.
Ici, France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B593.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans le cartouche du bas
EFFIGIES D. THOMÆ AQVINATIS: / Quem Ecclesia Doctorem, Scholæ magistrum, hæreticj flagellum habuere: quemq[ue] / Pius Papa V. quintum Ecclesiæ Doctorem nominare solebat. Hunc Italia / nascentem vidit, sanguinis nobilitas celebrauit. Auus euis fuit Comes / Sommacolensis, quj Fredericj II. Imp. Sorore ducta Landulphum progenuit, / cuj Theodora Comitis Theanensis filia Sanctum Thomam peperit.
2. Dans l’image, sur la gouttière des livres posés sur l’étagère de gauche
SVMMA / (?)M(?)
3. Dans l’image, sur la gouttière des livres posés sur l’étagère de droite
IN EPISTOLA S. PAVLI / IN CANTICA / MAN(?)
4. Sur la gouttière du livre sous la tiare papale
GREGOR. X.
5. Sur le phylactère partant de ce livre
QVOT ARTICVLOS TOT MIRACVLA
6. Sur la gouttière du livre sous le poing de Thomas
BVCERVS
7. Sur le phylactère partant de ce livre
Tolle Thomam et dissipabo Ecclesjam
8. Sous le livre sous la tiare
L. Gaultier incidit.

Image
Dans une bibliothèque aux étagères chargées de ses œuvres, Thomas d’Aquin est présenté debout derrière une table. Vêtu de l’habit de son Ordre, il est doté d’une auréole et du soleil de la sagesse et de la science. La colombe de l’Esprit Saint vient l’inspirer du côté de l’oreille droite. Le poing gauche de Thomas écrase un livre qui porte le nom de son auteur, [Martin] Bucer, dominicain passé à la Réforme. De ce livre s’échappe un phylactère portant une parole attribuée à Martin Bucer et un serpent. Du côté de la main droite, apposée sur la poitrine, un livre est surmonté d’une tiare, celle de Grégoire X. Un deuxième phylactère porte les paroles d’admiration de ce pape à l’égard des écrits de Thomas d’Aquin.

États
Un seul état : France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : SJ TH 68/4 – T. 01 ; Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Thomas d’Aquin, saint) ; Rd mat2 (Thomas d’Aquin, saint), H 181479 ; Bibliothèque du Saulchoir, B593

Bibliographie
1961, IFF, t. 4, p. 424, n° 62 ; 2009, CAMBOURNAC, p. 37 ; p. 175, fig. 51

Commentaire
L’estampe interprète la première planche de la Vie de Thomas d’Aquin éditée pour la première fois à Anvers en 1610, d’après les dessins d’Otto Van Veen [Cat. 1539].
La planche fut encore utilisée en 1630[1].

[1] Svmma Theologica Sancti Thomae Aqvinatis Divinæ volvntatis interpretis : Sacri Ordinis Prædicatorvm. In qva Ecclesiæ Catholicæ Doctrina vniversa […] In tres partes ab Avctore suo dictribvta. Post Lovaniensivm atqve Dvacensivm Theologvm insignem […], Parisiis, Sumptibus viduæ Petri Chevalier, viâ Iacobæâ, sub signo Diui Petri propè Maturinenses, [1630]. France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 340 A 22. La page de titre est abîmée et la date a été ajoutée manuellement. La vignette de titre est également signée Léonard Gaultier et est datée de 1619.