Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS ?, VERS 1600)

S. Thomas Aqvinas
Carel VAN BOCKEL (?-?), graveur et éditeur
S. d. [vers 1600]
Burin
Feuille : 17,7 x 12 cm
Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1856,1213.120.

© British Museum

Lettre
Sous le trait carré inférieur
S. THOMAS AQVINAS Ordi. Pr / Carel van bockel fecit et excudit

Image
Aucun attribut ne permet d’identifier saint Thomas d’Aquin. Le religieux se tient debout dans la nature. Présenté de face, il regarde vers le sol, sur sa droite. La main gauche supporte une maquette d’église, tandis que la droite retient contre lui un pan de la chape et un livre fermé. En arrière-plan se devinent une ville, à droite, et une église, à gauche. La chape n’est pas noircie.

États
Un seul état : Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1856,1213.120

Commentaire
L’inventaire du British Museum signale que le graveur néerlandais travailla vraisemblablement en France puisque un certain nombre des ses estampes furent éditées par Thomas de Leu. Aucune donnée biographique précise n’est connue sur ce graveur.
Le modèle iconographique renvoie quant à lui à l’estampe éditée, vraisemblablement à Anvers, par Pieter I de Jode (1573-1634) [voir page précédente], selon un modèle déjà édité également par Raphaël Sadeler (vers 1560-1628/1632) [voir avant-dernière page]. Pieter I de Jode ayant séjourné en Italie, sans doute est-ce ainsi qu’il aura connu l’œuvre de Raphaël Sadeler. Carel Van Bockel a peut-être eu directement connaissance de l’iconographie diffusée par Raphaël Sadeler, ayant par ailleurs repris la série des ermites éditée par Johann Sadeler.
L’iconographie de l’estampe correspond aussi bien à Thomas d’Aquin qu’à saint Dominique. Seule la lettre permet une identification certaine.