Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, 1607)

[Saint Thomas d’Aquin Défenseur de l’Eucharistie]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1607]
Burin
C. de pl. : 7,7 x 6,7 cm ; tr. c. : 7,6 x 6,5 cm

Vignette de titre pour Nicolas COEFFETEAU (1574-1623), Premier Essay des Qvestions theologiqves traitees en nostre langve selon le stile de S. Thomas & des autres Scolastiques par le commandement de la Reyne Marguerite Duchesse de Valois &c. Par F. N. Coeffeteau, Docteur en Theologie de l’Vniversité de Paris, Vicaire General de la Congregation des Freres Prescheurs en France, A Paris, Par François Hvby, ruë S. Iacques au soufflet verd, deuant le College de Marmoutier : & en sa boutique au Palais deuant la porte de la saincte Chapelle, 1607.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-7036.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur les pages du livre
Im[m]ensa di: / uinæ lar: / gitatis be / neficia / exhibita / Populo
2. Sous le portrait, dans le cadre
S. THOMAS AQVINAS / F.A. Simeon. DD.

Image
Dans un espace clos mais indéfini, Thomas d’Aquin est présenté assis derrière une table. Vêtu de l’habit de son Ordre, il est doté d’une auréole. Tenant de la main gauche un ciboire surmonté d’une hostie, il rédige avec la plume de la main droite, ses pensées sur l’eucharistie dont une formule figure sur le livre-cahier ouvert devant lui. Dans le coin supérieur droit, l’image associe une seconde scène de la vie de Thomas : le bene scripsisti de me Thoma. La formule iconographique vise à valider les écrits de Thomas sur cette question déjà ouverte en son temps et mise en cause par les Réformés : le sens de l’eucharistie.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-7036

Commentaire
Un second exemplaire de l’ouvrage, conservé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote D-7037, comporte une page de titre avec la même composition et la même typographie. Mais, à la place de la présente vignette, l’espace est orné d’un masque xylographié entouré de végétaux, signé des initiales A. C.
On ne saurait dire si cette présentation a précédé ou suivi l’utilisation de la présente vignette ou, si les deux utilisations ont coexisté.
Toujours est-il que la vignette décrite ci-dessus pose problème. Une partie de la lettre, en bas à gauche, a été grattée tandis que subsiste le nom d’un frère dominicain Antoine Simeon (?-après 1610), docteur en Théologie et traducteur, d’espagnol en français, des œuvres du Père de l’Ordre de saint Augustin, Pedro Valderrama (1550-1611).
Aucun autre emploi antérieur de la vignette n’a su être repéré.
Y eut-il une opposition à l’utilisation de la vignette ? Celle-ci avait-elle été créée à son usage, par exemple à l’occasion de ses soutenances au début de l’année 1607 ? L’année suivante, elle fut copiée pour une nouvelle édition de l’ouvrage, toujours chez François Huby [voir page suivante].