Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (DOUAI, 1610)

[Saint Thomas d’Aquin et sainte Catherine d’Alexandrie]
Martin BAES (actif 1608-1637), graveur
1610
Burin
Épreuve rognée : 14,4 x 19 cm
Belgique, KBR, S.I. 4814.

© Claire Rousseau

Lettre
1. En bas, à gauche
A° 1610.
2. En bas, à droite
Mart Bas sculp.

Image
Un large cartouche occupe le centre de l’image. Le cartouche est agrémenté sur son extérieur de bouquets de palme, olivier et lys, de guirlandes de fruits, d’une tête de putto en haut et en bas. Une couronne rayonnante le surmonte. L’intérieur du cartouche est divisé en deux parties. Sur la gauche, Thomas d’Aquin est debout, de trois quarts vers la droite. Il porte la moustache et est vêtu d’un manteau étoilé. La catena aurea brille sur sa poitrine. Le religieux regarde au-dessus de lui un ange qui lui présente une monstrance. Dans la partie droite, Catherine d’Alexandrie est, elle aussi, debout. Elle est vue de dos, de trois quarts vers la gauche. Vêtue de vêtements d’apparat, une couronne sur la tête, elle tient une palme dans la main gauche. Son visage est levé vers le Christ, identifiable à la croix qu’il tient, qui lui apparaît en buste dans une nuée. Aux pieds de la sainte sont déposés les instruments de son supplice, la roue et le glaive.
Le cartouche central est accompagné de quatre cartouches plus petits. Dans les angles supérieurs, il s’agit d’armoiries. Dans les angles inférieurs sont figurées, dans des cartouches surmontés d’étoiles et d’une couronne de roses, des scènes de la vie des saints. À gauche, Thomas d’Aquin est agenouillé de trois quarts dos vers la gauche. Il prie, mains jointes, devant une croix noire qu’il a tracée sur le mur. Deux anges à moitié agenouillés lui ceignent les reins d’une ceinture. Le cadre de la scène n’est pas très clair. Une vaste cheminée rappelle la demeure familiale dans laquelle Thomas fut enfermé par opposition à sa vocation. La fenêtre à petits carreaux losangés suggère davantage une église. À droite, Catherine d’Alexandrie, debout sur un marchepied, délivre, main droite levée, un enseignement à des auditeurs masculins groupés autour d’elle, assis ou debout. Derrière la sainte, une tenture verticale solennise la scène. L’épisode rappelle comment Catherine convainquit des philosophes païens d’adhérer au christianisme.

Armoiries
Armoiries de gauche, sans doute de la famille comtale d’Aquino : d’or à trois bandes de gueules
Armoiries de droite, armoiries fictives de Catherine d’Alexandrie : une palme et un glaive sont croisés en sautoir ; à quatre étoiles posées une en chef, une en pointe, et une à chaque flanc

États
Un seul état : Belgique, KBR, S.I. 4814

Commentaire
Si aucune donnée sur la commande de cette estampe n’est connue, il est clair que, par l’image, sont présentés conjointement la sainte patronne de la philosophie et le saint patron de la théologie.