Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, 1651)

Hymnus Angelicus
Jacques VAN MERLEN (1616-1682), graveur
S. d. [1651]
Burin
Feuille : 11,5 x 7,5 cm environ

Frontispice pour François PENON (1623-1699), Hymnvs Angelicvs sive Doctoris Angelici Svmmæ Theologicæ rythmica synopsis. Quæstiones 612. Articuli 3120. Auctore P. F. Francisco Penon Sacræ Theologiæ Lectore in Conuentu & Studio Generali Sanctissimæ Annunciationis Pariensi Ordinis Prædicatorum Strictioris Obseruantiæ, Parisiis, Apud Dionysvm Moreav viâ Iacobæâ sub Signo Salamandræ, 1651.
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 340 E 291.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur le linge tenu par Thomas d’Aquin
HYMNUS / ANGELI / CUS
2. Sur la flèche partant de Thomas et dirigée vers le tétragramme
Te decet Hymnus ps 64
3. Sur le phylactère de l’ange en haut, à gauche
Hymnum dicent ps. 64
4. Sur le phylactère de l’ange du centre, à gauche
Hymnum cantate nobis ps 146
5. Sur le phylactère de l’ange en bas, à gauche
Psallite sapienter ps 46
6. Sur le phylactère de l’ange en haut, à droite
Hymnum novum cantemus Iud 16
7. Sur le phylactère de l’ange du centre, à droite
Canticum novum cantabo tibi ps 141
8. Sur le phylactère de l’ange en bas, à droite
Psallam et Intelligam ps 10
9. En bas, à gauche
J van Merlen Fe

Image
Agenouillé sur une terrasse carrelée ouverte sur un jardin et, au loin, une ville, Thomas d’Aquin est vêtu de l’habit de son Ordre, avec un rosaire à la ceinture. Auréolé d’un disque blanc, il porte sur la poitrine le soleil de la science et la chaîne d’or de ses écrits. Le saint tient un linge sur lequel est inscrit le titre de l’ouvrage. Une flèche part de lui et s’élance vers le ciel, atteignant le tétragramme divin. À gauche et à droite, des anges déploient des phylactères sur lesquels des versets de l’Écriture Sainte ayant trait à la louange sont inscrits. Les anges de droite sont dotés d’instruments de musique.

États
Un seul état : France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : 318853 ; Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 340 E 291

Commentaire
Maxime Préaud a consacré un article à la production de Jacques Van Merlen, mais le présent frontispice ne semble pas connu de l’auteur[1].
Le frontispice, gravé relativement tôt dans la carrière parisienne de Jacques Van Merlen qui débute sans doute en 1646, a été repris dans les éditions parisiennes de 1653 et 1676[2].

[1] Maxime Préaud, « Jacques van Merle. A Flemish Dealer in Paris », Londres, Print Quarterly, 1984, 1, p. 81-95.
[2] Hymnvs Angelicvs sive Doctoris Angelici Svmmæ Theologicæ rythmica synopsis. Quæstiones 612. Articuli 3120. Auctore P. F. Francisco Penon Sacræ Theologiæ Lectore in Conuentu & Studio Generali Sanctissimæ Annunciationis Pariensi Ordinis Prædicatorum Strictioris Obseruantiæ, Parisiis, Apud Ioannem Piot, viâ Iacobæâ sub Signo Salamandræ Argenteæ, 1653. France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : SJ TH 087/51.
Hymnus Angelicus sive Doctoris Angelici Summæ Theologicæ rythmica synopsis. Quæstiones 612. Articuli 3120. Editio recens ab Auctore, prioribus absolutior, Parisiis, Apud Lambertum Roulland, Reginæ Christianiss. Typographum atque Bibliopolam, in Ædibus Antonii Vitré, 1676. France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : 318353 ; Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 340 E 13 ; 341 E 29.