Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (ANVERS, 1643)

[L’Eucharistie défendue par les saints de l’Église]
Hendrik SNYERS (vers 1612-?), graveur
D’après Peter Paul RUBENS (1577-1640), peintre
Abraham VAN DIEPENBEECK (1596-1675), éditeur
1643
Burin
C. de pl. : 65 x 44 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum,
RP-P-OB-70.128.

© Rijksmuseum

Lettre
1. Sur les pages du livre tenu par l’angelot en haut, à gauche
AC / CIPI / TE / ET / CO / ME[DITE] ; HOC / EST / COR / PVS / ME / VM
2. Sur les pages du livre tenu par les angelots juste en-dessous
HOC / EST / COR / PVS ; MEVM / QVOD / PROVO / BISTRA
3. Sur les pages du livre tenu par l’angelot en haut, à droite
QVI[S] / MA[NDUCAVERIT] / EX / HOC / PAN[E] / MA[?]
4. Sur les pages du livre tenu par les angelots juste en-dessous
CA / RO / ME / A / VE / RE ; EST / CI / BVS / ET SAN / GVIS / MEVS
5. Dans la marge inférieure en deux colonnes
À gauche : Christus in hac mensâ simul est conviva cibusque, / Vt sua coniungat membra reapse sibi.
À droite : Mugiat oppositum Calvinus. Rugiet olim / In vituli mortem mysticus ille leo.
6. Dans la marge inférieure, sous les deux strophes
Adm Rdo Pri Fri- CHRISTOPHORO MEICHSNER Prædicatori Gnali a P.P. ord. Prædicatorum Antverpiæ Priori. Anno 1643. /
Pet. Paul Rubens pinxit. Henr. Snijers sculpsit. Abraham à Diepenbeke excudit Antuerpiæ Cum Priuilegio

Image
Sur un emmarchement à l’intérieur d’une église, différents ecclésiastiques semblent discuter et méditer. L’objet de leurs attentions est le Corps du Christ exposé dans une monstrance sur l’autel. La présence divine dans le pain consacré est attestée par la colombe du Saint Esprit et la figure de Dieu le Père apparaissant à la verticale de la monstrance. Dans le haut de l’image, des angelots offrent sur des livres les textes des évangiles relatifs à l’eucharistie.

États
Un seul état : Belgique, Anvers, Museum Plantin-Moretus, V.5/33 ; P 151 ; Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-70.128

Bibliographie
1751, HECQUET, p. 28, n° 122 ; 1873, SCHNEEVOOGT, p. 67, n° 28 ; 1972, Corpus Rubenianum, VIII, vol. 1, p. 73-78, n° 56, fig. 98 (œuvre de Peter Paul Rubens, fig. 99) ; 1983, HOLLSTEIN, t. 27, p. 101, n° 8

Commentaire
L’estampe est une transcription en contrepartie d’un tableau réalisé par Peter Paul Rubens, sans doute en 1609, pour l’église Saint-Paul des dominicains d’Anvers (voir Ill. ci-dessous).
L’estampe a reçu de multiples titres dont celui de « Dispute » sans doute en référence à l’œuvre de Raphaël au Vatican. En réalité, le tableau de Peter Paul Rubens évoque davantage l’estampe que grava Cornelis Cort (1533-1578), éditée en 1575 par Lorenzo Vaccari[1]. Les emprunts y sont patents. Mais sur l’œuvre du XVIe siècle, Thomas d’Aquin ne figure pas alors que la scène est encadrée au premier plan par saint François d’Assise et saint Dominique.
L’œuvre est vraisemblablement une forme de réponse aux calvinistes d’Anvers qui avaient saccagé, occupé et transformé l’église des dominicains.

[1] Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-102.394.

ILLUSTRATION

L’Eucharistie défendue par les saints de l’Église
Peter Paul RUBENS (1577-1640)
Vers 1609
Huile sur toile
377 x 248 cm
Belgique, Anvers, Église Saint-Paul.

© Ophelia