Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, avant 1647)

[Apparition de saint Pierre et de saint Paul à saint Thomas d’Aquin]
Claude MELLAN (1598-1688), graveur
S. d. [avant 1647]
Burin
C. de pl. : 28,2 x 18,4 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Ed 32 b, p. 20.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans la marge inférieure, au centre
Petrus, Paulus fauent obsequio, / Dei Mater mulcet alloquio.
2. Dans la marge inférieure, à droite
Cl. Mellan fe.

Image
Saint Thomas est assis presque au centre de l’image, sur le côté de sa table de travail qui porte encrier et plume. Il tient en main un ouvrage ouvert sans que l’on puisse dire s’il s’agit de la Bible ou de l’un de ses écrits. De trois quarts vers la droite, sa tête est tournée vers la gauche car le religieux est saisi par l’apparition de saint Paul. Identifiable à son attribut, l’épée, le saint est debout de profil vers la droite. De la main droite, il désigne l’ouvrage de Thomas et, en particulier, le passage que le dominicain indique par son index. Saint Pierre, identifiable à la clef, se tient de l’autre côté de Thomas, pointant lui aussi l’ouvrage. Dans le coin supérieur gauche, la Vierge et l’Enfant apparaissent assis dans une nuée. Des rayons partent d’un soleil qui auréole la Vierge, en sorte que cette approbation lumineuse semble venir davantage de Dieu que de la Vierge elle-même. Le carrelage de la pièce où se déroule la scène est un damier de losanges à fleurs de lys.

États
Premier état : dans la marge inférieure, à droite : Michel van lochom. ex.. Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1874,0808.1485 (2018 : cliché non disponible dans l’inventaire en ligne)
Deuxième état : dans la marge inférieure, à droite, par-dessus le nom gratté de Michel Van Lochom : Moncornet ex. Autriche, Vienne, Albertina, inv. ? Signalé par l’IFF
Troisième état, celui décrit : Le nom de l’éditeur a été gratté. France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Ed 32 b, p. 20.

Bibliographie
1988, IFF, 17, p. 80, n° 100 ; Fig. 100, p. 80

Commentaire
Les différents états indiquent les changements de propriétaire de la matrice. Faut-il y reconnaître un succès de la planche, justifiant son rachat par au moins deux éditeurs ?
La datation proposée tient compte de la date de décès de Michel Van Lochom en 1647. Il est fort probable que l’exemplaire ici présenté date, quant à lui, d’après le décès de Balthasar Moncornet en 1668.