Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (PARIS, avant 1741)

St Thomas d’Aqvin
Étienne JAHANDIER, dit DESROCHERS (1668-1741), éditeur
S. d. [avant 1741]
Burin
Tr. c. : 14,4 x 9,8 cm
Autriche, Vienne, Österreichische Nationalbibliothek,
PORT_00113909_03.

© Österreichische Nationalbibliothek

Lettre
1. Dans un cartouche sous le portrait
St THOMAS D’AQVIN / surnommé le Docteur Angelique de / l’ordre des Dominicains né à Aquino en Italie / Royaume de Naple mort en 1274 âgé / 50 ans
2. À gauche du cartouche
Desrochers ex
3. Dans un rectangle sous l’image
C’est de sa Bouche que l’on recherche / la Connoissance de la Loy, parcequ’il / est L’Ange du Seigneur. Malachie Ch. 2. V. 7

Image
Le buste de Thomas d’Aquin est représenté dans un ovale souligné par un cartouche. Le buste de trois quarts, le visage est tourné vers la gauche de l’image. Si la tête est bien droite, les yeux sont levés vers le ciel. Le religieux est vêtu de l’habit de son Ordre et deux de ses attributs sont suspendus à sa poitrine : une chaîne en or et un soleil. Le religieux porte une fine moustache. La colombe de l’Esprit Saint s’approche en volant de l’oreille gauche. Les tailles croisées dessinent des rais de lumière qui viennent éclairer l’arrière-plan du visage.

États
Premier état, celui décrit : Autriche, Vienne, Österreichische Nationalbibliothek, PORT_00113909_03 ; France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd mat 2 Fol., H 181463
Deuxième état : l’adresse d’éditeur a été grattée ; la lettre a été modifiée. Dans le cartouche : St THOMAS D’AQUIN / Docteur de l’Eglise, de l’Ordre / des Dominiquains, Né en 1227. Et mort en 1274. Sur la table : C’est de sa bouche que l’on recherche / la connoissance de la loi, parcequ’il / est l’ange du Seigneur. Malachie Ch. 2. V. 7. France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B596
Troisième état : une adresse d’éditeur a été ajoutée, « A Paris chés Daumont ». France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B984

Bibliographie
1951, IFF XVIIIe siècle, tome 7, p. 255, n° 575

Commentaire
Le modèle est largement antérieur si l’on tient compte du portrait édité par la veuve de Balthasar Moncornet, Marguerite Van Der Mael, entre 1668 et 1691 [Cat. 369]. Ici, seul le buste au sens strict a été conservé.
L’estampe appartient à une suite de portraits gravés et vendus par Étienne Desrochers.
La planche semble avoir été ensuite acquise par Jean-François Daumont qui en modifia la lettre. De nombreuses traces de burin, effaçant notamment le nom de Desrochers, le laissent penser. Il existe deux états de cette reprise, l’un sans le nom de l’éditeur, l’autre avec [voir ci-dessous].
Le portrait est aussi à mettre en rapport avec celui édité chez Henri II Bonnart [voir page précédente].