Thomas d’Aquin


THOMAS D’AQUIN (ANVERS, AVANT 1662)

S. Thomas Aqvinas
Michel NATALIS (1610-1688), graveur
D’après Abraham VAN DIEPENBEECK (1596-1675), dessinateur
Martinus VAN DEN ENDE (1633-1674), éditeur
S. d. [avant 1662]
Burin
Feuille : 26 x 14,1 cm ; c. de pl. : 25,5 x 13,35 cm[1]
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum,
RP-P-OB-23.852.

© Rijksmuseum

[1] Coup de planche de l’exemplaire conservé à la Bibliothèque royale de Belgique.

Lettre
1. Sur le rebord de la corniche
S. THOMAS AQVINATIS.
2. En-dessous
Nobilij, Reverendo, atq[ue] Exim. Domino / D. IACOBO SPEECQ / S. Th. Doctori / Ac in alma Academia Lovan. Professorj / SOL iste suo RADIO / Dicatus esto.
3. En bas, à gauche
Abraham à Diepenbeke inuenit. / Michael Natalis sculpsit.
4. En bas, à droite
Martinus vanden Enden excudit / Cum priuilegio.

Image
Saint Thomas d’Aquin est en pied, de trois quarts vers la gauche et le regard fixant le spectateur. Auréolé de rayons, vêtu de l’habit de son Ordre, il porte sur la poitrine le soleil de la science divine et la chaîne d’or. Sous la forme de la colombe, l’Esprit Saint l’inspire à son oreille gauche. De la main droite, il tient une plume et, de la gauche, une monstrance. À ses pieds sont posés les symboles des honneurs auxquels il renonça : à gauche, les attributs épiscopaux et à droite, ceux civils liés à sa famille comtale. Le fond de l’estampe est blanc.

États
Un seul état : Belgique, Bruxelles, KBR, S.I. 24599 ; France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol (Thomas d’Aquin), H181443 (épreuve rognée) ; Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-23.852

Bibliographie
1956, HOLLSTEIN, t. 14, p. 129, n° 40-59 ; 1982, STEADMAN, p. 78 ; 2009, CAMBOURNAC, p. 84-87 ; p. 137, fig. 13 ; 2009, DIELS, p. 80-84 ; fig. 37, p. 81

Commentaire
Dans la lettre, Jacques Speecq (?-1662), le dédicataire, est désigné comme professeur à Louvain et non comme doyen, charge qu’il occupa de 1653 à 1662, année de son décès. On ne saurait en déduire que l’estampe fut éditée plus tôt, ce qui aurait été prématuré pour l’éditeur.
Il faut cependant noter que la collaboration entre Michel Natalis et Abraham Van Diepenbeeck est le plus souvent située dans les années 1640-1642. Y aurait-il eu une création à ce moment-là de la série, puis une nouvelle édition par Martin Van Den Enden ?
L’estampe appartient à une série qui comporte également la figure de Raymond de Peñafort [Cat. 313]. Faute de connaître le cahier des commandes, la cohérence de cet ensemble échappe.