Rosaire


ROSAIRE / LE TRÉSOR DES GRACES (BRUXELLES, 1643)

Le Thresor dv S. Rosaire
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ (MONOGRAMME : AVD )

1643
Burin
C. de pl. : 9,9 x 5,9 cm

 

 

 

 

 

 

Frontispice pour Thomas LEENAERDS (1600-1668), Le Trésor des Graces, Indulgences, & Privileges du sacré Rosaire, compose Par le R.P. Thomas Leonardi, Docteur en Theologie, & Prieur des FF. Prescheurs de Bruxelles. Traduict en François par le R. P. T. Parmentier, Religieux du mesme Convent. Item vn Directoire de devotion pour les Confreres, avec vn abregé de la Confrerie du nom de Iesvs, A Bruxelles, de l’Imprimerie Martyn de Bossuyt, Imprimeur juré, demeurant vis-à-vis l’Eglise de la Magdaleine en S. Pierre, 1643.
France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 460 E 6.

© Claire Rousseau

Lettre
Sous l’image
À gauche : S. DOMINIQVE fondateur du Rosaire.
À droite : ALAIN le Restaurateur ;
En dessous, en deux colonnes :
Du Rosaire sacré les vertus salutaires / Ont fait que Dominique destruit les Albigeois :
Do Ian par la vertu de ces mesmes mysteres / Reuienit victorieux des ennemis Turquois
En dessous :
LE THRESOR DV S. ROSAIRE. / Dedié à Madame la Marquise de S Fonderat.

Image
L’ensemble de la scène est céleste. Une Vierge à l’Enfant assise dans les nuées tend un rosaire à saint Dominique identifiable grâce au lys dans la main gauche et à la présence du chien à la torche enflammant un globe placé sur la ligne verticale centrale de l’image. Saint Dominique est placé sur la gauche de l’image. L’Enfant offre lui aussi un rosaire, à Alain de la Roche qui ne porte aucun attribut distinctif. Au-dessus de la Vierge, la colombe de l’Esprit saint et, de part et d’autre, une tête de putti.

États
Un seul état : Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote DEPD.B1109 ; France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : 460 E 6.

Commentaire
Le modèle des planches est peut-être germanique. En effet, des planches de moindre facture, mais présentant les mêmes associations de saints aux mystères, furent utilisées deux ans auparavant pour l’ouvrage de Johann Christian Itzstein[1].

Le frontispice n’est pas signé mais des planches des mystères suivants le sont du monogramme de l’artiste : premier mystère douloureux (l’Agonie), deuxième mystère douloureux (la Flagellation). Aucune interprétation satisfaisante n’a été trouvée pour ce monogramme. Par exemple, la qualité des présentes illustrations n’est pas à la hauteur de la production d’Anthony Vander Does (1609-1680). Mais elle peut être issue de son atelier.
Les planches d’illustration ont été reprises l’année suivante dans l’ouvrage flamand : Gheestelycke Oeffeningen voor de Ghebroeders ende Ghesusters des H. Roosen-Kransken van de Alder-weerdighste Maghet ende Moeder Godts Maria ; Met een kort begrijp van de wetten/Privilegien / ende Aftaten der selber Broederschap. Verciert met schoone Consideratien ende sijne Figuren van de vijfthien Mysterien, Tot Brvssel, By Guilliam Scheybels, op den Anderlechtschen Steen-wegh, 1644[2]. Mais le frontispice de 1643 manque dans cet exemplaire, peut-être parce que la lettre était en français, alors que celle des planches d’illustration en latin permettait une réutilisation facile. D’autre part, l’édition de 1644 n’est plus dédiée à la même personne. La mention du dédicataire aurait pu être grattée… L’exemplaire consulté peut aussi être lacunaire et avoir perdu son frontispice, identique ou non à celui de 1643. Il faut signaler ici que l’exemplaire de la Bibliothèque universitaire de Gand est incomplet et s’achève de manière abrupte sur la dernière planche des mystères.
Les images suivantes provenant du même ouvrage et les dimensions étant identiques, seules la lettre et l’iconographie seront détaillées[3].
Les planches de l’ouvrage flamand étant identiques, elles ne feront pas l’objet d’une autre fiche.

[1] Johann Christian ITZSTEIN (?-?), Rosetvm Deiparæ Virginis Mariæ. Mysticis piarum precum rosis Consitiem Opera. R.P.F. Joannis Christiani Itzstein Ord. Prædi: Bambergæ, Herb[ipoli], Typ. Eliæ Michaelis Zinck, 1641. Lyon, Bibliothèque municipale – cote : SJ A 144/66, 8. La page de titre est manquante.
[2] Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.B1110.
[3] Dimensions au c. de pl. : 9,6 x 6,2 cm environ

PREMIER MYSTÈRE JOYEUX : L’ANNONCIATION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. THOMAS AQVIN
À droite : B GVALTERVS
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Missus est Ange / lus Gabriel a Deo / in ciuitatem Ga / lileæ cui nomen / Nazareth ad Vir- / ginem desponsa / tam viro cui no- / men erat Ioseph / de domo Dauid et / nomen Virginis / MARIÆ : LVC. 1

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, saint Thomas d’Aquin, un soleil sur la poitrine, tenant dans la main droite une monstrance. La colombe de l’Esprit saint est placée près de son oreille gauche. La tête de Thomas d’Aquin est auréolée de rayons alors que celle de son compagnon, non saint, ne l’est pas.
À droite, le bienheureux Gautier est figuré tenant dans la main droite un cœur transpercé d’une épée.
Dans le cercle formé par le chapelet et surmonté d’un ruban noué, la scène de l’Annonciation.

DEUXIÈME MYSTÈRE JOYEUX : LA VISITATION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. PETRVS MART.
À droite : B. CONRADVS MA
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Exurgens / antem MARIA / in diebus illis, / abiit in montana / cum festinatio- / ne, et intrauit in domum Za- / charie, et saluta- / uit Elisabeth. / LVC.. 1.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, saint Pierre Martyr, la poitrine transpercée d’un glaive, tient dans la main droite une palme et dans la main gauche un livre surmonté des trois couronnes du martyre, de la virginité, et de la science. La tête de Pierre Martyr est auréolée de rayons alors que celle de son compagnon, non saint, ne l’est pas.
À droite, le bienheureux Conrad est figuré tenant dans la main droite la palme et le livre et dans la gauche une épée dressée vers le ciel.
Dans le cercle formé par le chapelet et surmonté d’un ruban noué, la scène de la Visitation.

TROISIÈME MYSTÈRE JOYEUX : LA NATIVITÉ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. HYACINTHVS.
À droite : B. HENRICUS CALSTR.
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Peperit / filium suum / primogenitum / et pannis eum /inuoluit et re- / dinauit eum / in presepio. / LVC.. 2.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, saint Hyacinthe, une étole passée par-dessus la chape, tient contre lui sur son bras gauche une statue de la Vierge à l’Enfant et dans la main droite un calice surmonté d’une hostie marquée d’une croix. La tête de Hyacinthe est auréolée de rayons alors que celle de son compagnon, non saint, ne l’est pas.
À droite, le bienheureux Henri est représenté tenant sous son bras gauche un volumineux livre. Près de sa main droite le monogramme marial MRA auréolé de rayons.
Dans le cercle formé par le chapelet et surmonté d’un ruban noué, la scène de la Nativité.

QUATRIÈME MYSTÈRE JOYEUX : LA PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. VINCENTIUS.
À droite : B. IOANNES VINCIUS
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Postquam / impleti sunt di / es purgationis / eius secundum / legem Moisi / tulerunt illum / in Ierusalem

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, saint Vincent, porte sur son bras gauche l’Enfant Jésus et tient dans la main droite un lys. La tête de Vincent est auréolée de rayons alors que celle de son compagnon, non saint, ne l’est pas.
À droite, le bienheureux Jean est figuré tenant dans la main gauche un bâton et un rosaire.
Dans le cercle formé par le chapelet et surmonté d’un ruban noué, la scène de la Présentation.

CINQUIÈME MYSTÈRE JOYEUX : LE RECOUVREMENT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. ANTONINVS.
À droite : B. PIVS .V.
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Post triduum / inuenerunt eum / in Templo se- / dentem in me / dio Doctorum / audientem illos / et interrogan / tem. LVC..2.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, saint Antonin, évêque de Florence, porte sur lui un pallium et une mitre. Dans la main droite, il tient une crosse et dans la gauche une balance, pesant un parchemin et une cuillère/louche.
À droite, le pape Pie V, est revêtu d’un pallium et porte la tiare. De la main gauche, il tient la croix pontificale. Bien qu’encore non béatifié, Pie V est auréolé de rayons comme saint Antonin.
Dans le cercle formé par le chapelet et surmonté d’un ruban noué, la scène du Recouvrement.

PREMIER MYSTÈRE DOULOUREUX : L’AGONIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. CATHARINA SEN.
À droite : B. BRIGITTA.
Sous l’inscription précédente : AVD
2. Dans un cartel entre les deux saintes dominicaines
Et factus in / agonia prolix- / ius orabat et / factus est / sudor eius sicut / guttæ sanguinis / decurrentis / in terram / MAT. 26[1].

[1] La référence biblique est erronée. Il s’agit de Lc 22, 43-44.

Image
Deux dominicaines encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène de l’Agonie présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet au ruban noué.
À gauche, sainte Catherine de Sienne, couronnée d’épines, lève la main gauche et tient dans la droite un crucifix et un lys. La tête de Catherine est auréolée de rayons alors que celle de sa compagne, non sainte, ne l’est pas.
À droite, la bienheureuse Brigitte élève de la main gauche un chapelet tout en regardant le spectateur.

DEUXIÈME MYSTÈRE DOULOUREUX : LA FLAGELLATION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : B. AGNES.
À droite : B. BENEVENTA.
Sous l’inscription précédente : AVD
2. Dans un cartel entre les deux saintes dominicaines
Tunc ergò / apprehen- / dit Pilatus / IESVM et / flagellauit. / IOAN.. 19

Image
Deux dominicaines encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, la bienheureuse Agnès de Montepulciano tient dans la main droite une branche de lys et dans la gauche une corbeille de fleurs. Un rosaire pend à sa ceinture. Sa tête est auréolée de rayons alors que celle de sa compagne, non béatifiée, ne l’est pas.
À droite, la bienheureux Beneventa tient, comme Agnès, un lys dans la main droite, et, dans la gauche, une discipline à deux flagelles terminés par des étoiles métalliques.
Dans le cercle formé par le chapelet et surmonté d’un ruban noué, la scène de la Flagellation.

TROISIÈME MYSTÈRE DOULOUREUX : LE COURONNEMENT D’ÉPINES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : B. MARGARETA.
À droite : B. CATHARINA FLO.
2. Dans un cartel entre les deux saintes dominicaines
Et imponunt / ei plectentes / coronam spine- / am et arundi../ nem in dextra / eius et genu.. / flexo ante / eum illudebant / ei. MAT.. 27[1].

[1] Il s’agit ici de la version liturgique du texte de Mt 27, 29.

Image
Deux dominicaines encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène du Couronnement d’épines présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, la bienheureuse Marguerite du Château, couronnée, tient un lys dans la main gauche. Ses yeux sont fermés car elle était aveugle. Sa tête n’est pas auréolée, sans doute parce que son culte ne fut étendu à tout l’Ordre qu’en 1675.
À droite, la bienheureuse Catherine de Florence tient un cœur enflammé dans la main gauche.

QUATRIÈME MYSTÈRE DOULOUREUX : LE PORTEMENT DE LA CROIX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : B. LVCINA.
À droite : B. OSANNA
2. Dans un cartel entre les deux saintes dominicaines
Et baiu / lans sibi / Crucem ex / iuit in eum / qui dicitur / Caluariæ / locus. IO. / 19[1].

[1] Locus au lieu de locum.

Image
Deux dominicaines encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène du Portement de la Croix présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, la bienheureuse Lucie de Narni, couronnée d’épines, présente ses mains stigmatisées comme le sont celles de sa compagne, la bienheureuse Osanna Andrasi, elle aussi couronnée d’épines.
Aucune des deux religieuses n’est auréolée.

CINQUIÈME MYSTÈRE DOULOUREUX : LA CRUCIFIXION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : B. GERTRVDIS.
À droite : B. HELENA
2. Dans un cartel entre les deux saintes dominicaines
Et postquam / venerunt in / locum qui / vocatur Calua / riæ ibi Cruci / fixerunt eum / LVC.. 23.

Image
Deux dominicaines encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, la bienheureuse Gertrude, les mains transpercées, désigne la scène inscrite dans le chapelet. Ni elle, ni sa compagne ne sont auréolées.
À droite, la bienheureuse Hélène ne porte aucun signe distinctif.
Dans le cercle formé par le chapelet et surmonté d’un ruban noué, la scène de la Crucifixion.

PREMIER MYSTÈRE GLORIEUX : LA RÉSURRECTION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. RAYMVNDVS.
À droite : B. HĒRIC. SVSO
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Surrexit non / est hic. ecce / locus vbi po- / suerunt eum / LVC.. 24[1].

[1] La référence est erronée. Le texte correspond à Mc 16, 6b.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène de la Résurrection présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, saint Raymond de Peñafort tient des deux mains un livre ouvert aux pages blanches. En outre, la clef des pénitenciers est dans la main droite. Sa tête est auréolée de rayons alors que celle de son compagnon, non saint, ne l’est pas.
À droite, le bienheureux Henri Suso, couronné de roses, un rosaire pendu à la ceinture, présente de la main droite un IHS sur une ancre auréolée de rayons, tandis que la main gauche tient une discipline à trois flagelles terminés par des étoiles métalliques.

DEUXIÈME MYSTÈRE GLORIEUX : L’ASCENSION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. ALBERTVS MAG.
À droite : B. BENEDICTVS XI
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Suscepit eum / nubes ab o.. / culis eorum / et momento / Cælos om.. / nes peruadit / ac transcen / dit. MAR..6[1].

[1] La référence scripturaire est erronée. La première partie du cartel correspond à Ac 1, 9b. La seconde est une composition non biblique, peut-être liturgique ou patristique.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène de l’Ascension présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, Albert le Grand, évêque de Ratisbonne est présenté comme saint alors qu’il n’était pas encore canonisé. Son bras gauche s’appuie sur un gros ouvrage, symbole de son enseignement théologique et la main tient un chapelet. Lui faisant face, le pape Benoît XI est couronné de la tiare et tient en main la croix papale. Les deux religieux portent l’habit de leur Ordre et non des vêtements sacerdotaux.

TROISIÈME MYSTÈRE GLORIEUX : LA PENTECÔTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. LUDOVICVS BETRAM. [trait sur TRA]
À droite : B. IORDANVS.
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Et factus est / repente de / cælo sonus / tanquam adue / nientis spirtus / vehementis et / apparuerunt illis / dispertitæ lingue / tanquam ignis. / ACT. 2[1].

[1] La citation est une adaptation de Ac 2, 2-3.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène de la Pentecôte présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, saint Louis Bertrand auréolé de rayons tient dans la main gauche une croix dont la branche verticale est un pistolet et dans la main droite un calice duquel s’échappe un serpent.
À droite, le bienheureux Jourdain de Saxe porte un loup en miniature dans la main gauche. Un rosaire pend à sa ceinture.

QUATRIÈME MYSTÈRE GLORIEUX : L’ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : S. AMBROSIVS. SENEN.
À droite : B. ROMÆVS.
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Quæ est / ista quæ as- / cendit de de- / serto delitiis af / fluens innixa / super dilec / tum suum[1]

[1] Voir Ct 8, 5.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène de l’Assomption de la Vierge Marie présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
Les deux religieux, saint Ambroise de Sansedoni, à gauche, et le bienheureux Romain, à droite, portent un rosaire à leur ceinture et une branche de lys. Pour saint Ambroise s’ajoute la présence de la colombe l’inspirant et pour le bienheureux Romain le monogramme MRA de la Vierge Marie entouré de rayons. Seul saint Ambroise est auréolé.

CINQUIÈME MYSTÈRE GLORIEUX : LE COURONNEMENT DE LA VIERGE MARIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Sous l’image
À gauche : R.P. SEBAS. MICHAELIS.
À droite : B. ALANVS
2. Dans un cartel entre les deux saints dominicains
Positus est / thronus ma- / tri eius, et / sedit ad / dextram eius. 3. Re. 2[1]
3. Dans un phylactère partant de la bouche de Sébastien Michaelis
Quis vt tu Deus (sic)

[1] Adaptation de 1 R 2, 19c.

Image
Deux dominicains encadrent un cartel portant le texte évangélique en rapport avec la scène du couronnement de la Vierge Marie présentée dans la partie supérieure dans le cercle d’un chapelet.
À gauche, le réformateur français Sébastien Michaelis tient en main une branche de roses et un livret.
À droite, le bienheureux Alain de la Roche, réformateur du Rosaire, tient dans la main droite un rosaire et dans la gauche un étendard à l’effigie de la Vierge du Rosaire. Lui seul est auréolé.

La présence de Sébastien Michaelis est spécifique à l’ouvrage. Le réformateur remplace Jacques de Venise qui occupe la même place dans l’ouvrage de Johann Christian Itzstein, paru en 1641 à Wolfenbüttel (Herbipolis).