Rosaire


ROSAIRE / IMAGE DE DÉVOTION (ANVERS ?, 1700-1725 ?)

[Don du Rosaire]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1700-1725 ?]
Gravure sur bois
Feuille : 44,7 x 36,3 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-84.403.

© Rijksmuseum

 

 

 

 

 

Image
Au centre de l’image se dresse un rosier rayonnant portant dans des roses des représentations des quinze mystères du rosaire qui se lisent en partant du haut et en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le pied du rosier est planté dans le purgatoire où des âmes tendent les bras vers deux anges psychopompes. Les fleurs des mystères sont disposées en une couronne au milieu de laquelle la Vierge trône assise dans les nuées avec l’Enfant Jésus sur le genou gauche. La mère et le fils offrent chacun un rosaire, la mère à saint Dominique agenouillé à gauche de l’image, l’Enfant à saint Catherine de Sienne à genoux à droite. Bien que la Vierge et l’Enfant soient auréolés, deux anges tiennent une couronne de roses au-dessus de la tête de Marie. Saint Dominique tient une branche de lys dans la main gauche et l’attribut du chien est à ses pieds. Sainte Catherine, couronnée d’épines, tient un crucifix dans la main gauche. Les deux saints élèvent la main droite vers l’apparition.

États
Un seul état : Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-OB-84.403

Bibliographie
1876-1877, MULLER, p. 182, n°3984[1]

[1] Frederik MULLER, De Nederlandsche geschiedenis in platen. Beredeneerde beschrivijving van Nederlandsche historieplaten, zinneprenten en historisches kaarten, Amsterdam, Frederik Muller en Co, tweede deel (1702-1795), 1876-1877.

Commentaire
Il est difficile de dire d’où proviennent les informations mises à disposition sur le site Internet du Rijksmuseum ; certaines sont issues du catalogue cité ci-dessous. Quoi qu’il en soit l’ensemble des informations est à remettre en question.
Sur le plan iconographique, le site propose une représentation de Notre-Dame du Mont Carmel avec saint Jean de la Croix et sainte Thérèse [d’Avila]. L’ouvrage de Frederik Muller inventorie plusieurs planches au numéro indiqué par le Rijksmuseum dont une « Vierge à l’Enfant avec un moine et une religieuse agenouillés » (Madonna en kind met knielenden monnik en non), sans précision d’appartenance à un Ordre. Le catalogue ne propose pas de reproduction et il est impossible de vérifier la correspondance entre les pièces.
L’origine géographique de la planche oscille entre La Haye et Gand où furent envoyées des planches néerlandaises pour impression.
Pour la datation, l’inventaire propose deux périodes d’impression : 1700-1725 et 1860-1865. La double fourchette est tout à fait probable, le style populaire de l’œuvre n’étant pas un indicateur chronologique et les bois étant fréquemment repris