Rosaire


ROSAIRE / DIPLÔME (PARIS, AVANT 1682)

La Confrerie du S. Rosaire
Jean LEPAUTRE (1618-1682), dessinateur et graveur
Claude ou Jean (?-1680) LIEBAUX, graveur du texte
S. d. [avant 1682]
Burin
C. de pl. : 26,9 x 16,5 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Re 13, t. 5, p. 229.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
En dessous de la figuration principale sur une draperie tendue
LA CONFRERIE / DU S. ROSAIRE / pour satisfaire aux devoirs de la Confrerie du S. Rosaire a laquelle / a voulu estre associé, dira chaque Semaine, en un ou plusieurs jours, quinze / dixaines de son Chapelet, en meditant les quinze misteres du Rosaire qui sont / [Le texte donné ici ligne par ligne est présenté en trois colonnes ]Cinq joyeux. Cinq douloureux. Cinq glorieux. / l’Annonciation. l’Oraison au jardin. la Resurrection. / la Visitation. la Falgellation. l’Ascension. / la Naissance de N. Seigr. le Couronnement dépines. la Mission du S. Esprit. / la Presence de Jesus au Temple. le Portement de la Croix. l’Assomption de N. Dame. / le Recouvrement de Jesus. le Crucifiement. Son Couronnement dans le Ciel. / [Reprise du texte sur toute la largeur de la draperie] De plus il faudra se confesser et communier le premier Dimanche de chaque mois / et les jours auquels on celebre quelqu’un des Misteres, et aux fêtes de la Ste Vierge : / assister à la procession, visiter la Chapelle du Rosaire, et y prier selon l’intention de / l’Eglise. Ce faisant on gagne plusieurs Indulgences, particulieremt Indulgence / pleniere aux sudits jours et a l’heure de la mort. Si on obmet quelqu’une de ces / devotions, on ne fait pour cela aucun peché, mais on se prive de plusieurs biens. / Pour satisfaire a la devotion du Rosaire perpetuel etablie en l’Eglise des ff. Pres- / cheurs de S. Jacques de paris à pris le du mois de à / heures du
[Au centre :] J. le Pautre in. et fecit.
[Sur la gauche :] Liebaux scripsit

Image
La scène principale, inscrite dans un ovale, est encadrée d’une guirlande végétale et surmontée d’un devant de dais tenu par deux anges appuyés sur la guirlande dans les écoinçons supérieurs. Au centre de cette bande festonnée à pompons, une tête de putto. La Vierge Marie qui tient sur ses genoux l’Enfant Jésus est assise sur des nuées dans la partie supérieure gauche et environnée d’anges et de putti. C’est l’Enfant Jésus qui, des deux mains, tend un chapelet à saint Dominique, agenouillé dans la partie inférieure droite. Divers attributs iconographiques permettent l’identification du saint : l’habit, l’étoile sur le front, le chien à la torche enflammée, un globe surmonté d’une croix posé au sol près d’un livre surmonté d’une branche de lys. Derrière le saint, le décor est celui d’un paysage. Dans la partie inférieure gauche de l’image, en arrière-plan, un ange vient enlever une âme du purgatoire où d’autres défunts sont représentés.
Sous cette figuration une draperie nouée dans les angles supérieurs par des rubans déploie le texte de la lettre.
L’ensemble est encadré d’une lisière comme le serait une tapisserie.

États
Un seul état :
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Re 13, t. 5, p. 229

Bibliographie
1910
, GASTON, p. 22, n° 62 ; 1993, IFF, t. 11, p. 96, Fig. 116 ; p. 97, n° 116 ; 2017, COUSINIÉ, p. 127-129, Fig. 32, p. 128

Conditions d’exécution de la gravure
À défaut de connaître avec exactitude le graveur de la lettre, il paraît difficile d’affiner la date de la commande par la confrérie sise en l’église conventuelle Saint-Jacques des Prêcheurs de Paris.
Deux autres états sont indiqués dans l’IFF. Un état non répertorié mais signalé par Jean Gaston. La mention du couvent Saint-Jacques aurait été supprimée. Un troisième état (voir Jean Lepautre, Ed 42a, p. 78) dans lequel aurait été rajoutée la mention « S. Iacques » (sic). Cet état n’a pas été examiné.
Il faut également signaler que Jean Lepautre grava un placard pour la confrérie du Saint-Nom-de-Jésus, établie au couvent des dominicains, rue Saint-Jacques à Paris (BnF, Re 13, t. 3, p. 136).