Rosaire


ROSAIRE / IMAGE DE DÉVOTION (?, 1644 ?)

Tot gebrvyck van het eewich gebedt des H. Roosen Krans.
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ [FAMILLE GALLE ?]
S. d. [1644]
Burin
C. de pl. : 25 x 15,5 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rc mat. 25a (Marie vocables, Rosaire).

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus de l’image
TOT GEBRVYCK VAN HET EEWICH GEBEDT DES H. ROOSEN KRANS.
2. Dans le phylactère au-dessus de saint Dominique
S. DOMINICVS I. ROSARY PRÆDICATOR
3. Dans le phylactère au-dessus du bienheureux Alain de la Roche
B. ALANVS ROSARY RESTAVRATOR
4. Sous le trait carré inférieur de l’image
À gauche des armoiries
Die den vyandt wilt verwinnen, / Die wilt leuen naer de doodt, / Moet den Roosenkrans beminnen, / Moet gaen eten t’hemels-broodt.
À droite des armoiries
Christi leuen, Christi steruen, / Christi glorieuse croon, / Sal het Roosenkransken eruen ; / Dit sal wesen synen loon.
Sous les armoiries
Aen de borghers van de Oude ende vermaerde Stadt Tungren.

Image
Au centre de l’estampe, la Vierge est représentée debout, portant l’Enfant Jésus sur le bras gauche et tenant sceptre et orbe du droit. La Vierge et l’Enfant tendent chacun un rosaire, Marie à saint Dominique agenouillé sur la gauche de l’image, Jésus au bienheureux Alain de la Roche agenouillé à droite. Entre les rayons de l’auréole de la Vierge s’intercalent les représentations des cinq mystères glorieux encadrés par un chapelet assez lâche tenu par des angelots. Les deux dominicains soutiennent quant à eux d’énormes écus dans le cadre desquels passent des chapelets. Sur celui de saint Dominique sont dessinés les cinq mystères joyeux et sur celui du bienheureux Alain les cinq glorieux.

Armoiries
Armoiries de la ville de Tongres : d’argent à la fasce rehaussée d’or sommée de quatre clochettes de vair et soutenue de cinq autres, ordonnées 3 et 2. Écu timbré d’un cygne naissant.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rc mat. 25a (Marie vocables, Rosaire) ; Ec 67a, R139430 [épreuve rognée]

Commentaire
Bernard de JONGHE indique dans l’histoire du couvent des dominicains de Tongres que le 18 août 1644, les dominicains admirent dans la confrérie du rosaire érigée l’année précédente douze administrateurs et, le 28 du même mois, les conseillers et les juristes de la ville [1]
Est-ce à cette occasion et en reconnaissance que les conseillers municipaux firent graver cette estampe ?
L’épreuve rognée de la Bibliothèque nationale de France est rangée dans l’un des recueils dédiés à la famille Galle. Faut-il attribuer l’estampe à l’un des membres de cette dynastie de graveurs ?

[1] Bernard de Jonghe (1674-1749), Belgium dominicanum, sive Historia provinciae Germaniae inferioris Sacri Ordinis FF. Praedicatorum, Ex antiquis Manuscriptis, probatis Authoribus, Litteris originalibus numquam impressis, Instrumentis authenticis, & Archivis eruta. Collectore F. Bernardo de Jonghe, ejusdem Ordinis, Conventûs Gandensis filio, Bruxellis, typis Francisci Foppens, sub signo Sancti Spiritûs, 1719, p. 385.