Rosaire


ROSAIRE / GRAVURE D’INTERPRÉTATION (ANVERS, 1708)

[La Vierge du Rosaire]
Frederik II BOUTTATS (1621-1676/1677), graveur
D’après Michelangelo Merisi (dit da Caravaggio/Le Caravage, 1571-1610), peintre
S. d. [1708]
Burin
C. de pl. : 9,6 x 5,5 cm

 

 

 

 

Planche pour Matthaeus de BIE (?-1738), Geestelycke spore oft krachtige beweegh-redens Om eenen eenvoudigen Christenen mensch aen te wackeren tot den dienst ende eere van de Alder-heilighste Maghet Maria, Getrocken op de vyff Letteren van haren Gulden ende Alder-heyligsten Name Maria. In het Latijn beteekenende Mater Dei, Advocata Nostra, Regina Cœli, Janua Vitæ, Auxilium Christianorum. Ende in het Duyts Moeder Godts, onse Voorsprakersse, Koninginne des hemels, Deure des levens, en bystant der Christenen. Te seggen, Dat sy hierom met recht en reden van jeder waerdigh is ge-eert te worden. Gemaeckt Door eenen Religieus der Predick-Heeren Orden tegen alle eer-verdoovers, en eer verminderaers van Maria, T’Antwerpen, By de Weduwe van Conrad Pannes, inde Koepoort Straet inde Vergulde Sonne, 1708, entre les pages 114 et 115.
Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.B1104.

© Claire Rousseau

Lettre
1. En bas de l’image, au centre

Kostelÿcken / SCHAT / van het / Heÿligh / ROOSEN CRANSEN
2. En bas, à droite
F Bouttats

Image
La scène principale est présentée sur une sorte d’estrade qui la théâtralise. Cette impression de mise en scène est confortée par la draperie qui surplombe et qui s’enroule en son extrémité au fût d’une colonne cannelée placée très en hauteur sur la gauche.
Les acteurs sont étagés dans la hauteur : la Vierge et l’Enfant sont au plus haut, les dominicains à un niveau intermédiaire et les laïcs agenouillés en bas.
Le groupe des laïcs est totalement tourné vers le dominicain qui leur donne des rosaires. Le religieux – sans que l’on puisse affirmer qu’il s’agisse de saint Dominique – regarde la Vierge dont le geste de la main lui intime de distribuer les rosaires. Quant au geste de la main du dominicain de droite, il conduit le spectateur à contempler l’Enfant debout sur les genoux de sa mère.

États
Un seul état :
Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.B1104

Commentaire
L’auteur signe la lettre dédicatoire adressée au prêtre responsable de la cathédrale Notre-Dame d’Anvers.
L’ouvrage est illustré par sept planches anciennes réutilisées. Une seule présente des dominicains. Il s’agit d’une copie de moindre facture de l’œuvre du Caravage dont le succès fut certain à Anvers puisqu’elle fut rachetée par un groupe d’artistes de la ville conduit par Pierre-Paul Rubens (voir p. 34). La planche ouvre un chapitre plus particulièrement dédié au Rosaire.