Rosaire


ROSAIRE / IMAGE DE DÉVOTION (ANVERS, AVANT 1673)

 

 

 

 

 

 

 

 

[La dévotion mariale de saint Dominique et de saint Thomas d’Aquin]
Jacob PITAU (1623-1673), graveur
D’après Abraham VAN DIEPENBEECK (1596-1675), dessinateur
S. d. [avant 1673]
Burin
Épreuve rognée : 25,2 x 33,8 cm
Belgique, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, R/2009/25491.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Sur le feuillet tendu par l’Enfant Jésus
AVE / MA= / RIA.
2. En bas, à gauche
Abr. A Diepenbeke delin / Iac. Pitau sculpsit.

Image
Au centre de l’image, la Vierge Marie est assise sur un trône, tenant l’Enfant Jésus debout sur son genou gauche. Deux angelots soutiennent une couronne de roses au-dessus de sa tête. À gauche de l’image, saint Dominique, le front orné d’une étoile, est agenouillé. Il tient une branche de lys dans la main gauche. Le chien à la torche enflammée l’accompagne. De la main droite, Dominique recueille le rosaire que lui tend la Vierge. De l’autre côté de l’image, saint Thomas d’Aquin est lui aussi agenouillé. Sur sa poitrine brillent le soleil de la Science et une chaîne d’étoiles. Un angelot porte au-dessus de lui son bonnet de docteur, tandis qu’au sol sont posés livre fermé, plume, plumier et encrier. Le saint reçoit des mains de l’Enfant un papier sur lequel est écrit Ave Maria, ce qui rappelle une légende de son enfance selon laquelle il aurait tenu fermement un bout de parchemin portant ces mots[1]. Le cadre de cette scène est celui d’une église dont seules des bases de grosses colonnes cannelées sont visibles. Du côté de saint Dominique, le mur est décoré d’un monogramme marial (MAR) surmonté d’une couronne. Un cercle de perles/grains entoure ce monogramme sous lequel est dessiné un cœur enflammé et transpercé d’épées.

[1] L’interprétation de cet épisode ne va pas dans le sens d’une dévotion mariale particulière de Thomas, dévotion non attestée par ses contemporains.

États
Un seul état : Belgique, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, R/2009/25491

Commentaire
Si aucune donnée de commande n’a pu être recueillie, il semblerait, en revanche, qu’un dessin d’Abraham Van Diepenbeeck, conservé au British Museum, doive être rapproché de la présente estampe. Dessiné en contrepartie, il possède des dimensions qui correspondent à la taille-douce. Voir ci-après.

 

 

 

 

 

 

 

[La dévotion mariale de saint Dominique et de saint Thomas d’Aquin]
Abraham VAN DIEPENBEECK (1596-1675), dessinateur
S. d. [avant 1673]
Encre brune, lavis gris-brun, rehauts de blanc sur papier
24,3 x 33,6 cm
Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1964,0613.7.

© British Museum