Rosaire


ROSAIRE / VIRIDARIUM MARIANUM (ANVERS, 1615)

Viridarivm Marianvm
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ (ou Adriaen Collaert, vers 1560-1618)
1615
Burin
Tr. c. : 12,1 x 7,4 cm

 

 

 

 

 

 

Titre illustré pour Vincent HENSBERGH (?-1634), Viridarivm Marianvm Septemplici Rosario, varijs Exercitijs, Exemplis vt Plantationibus peramœnum. In gratiam et vsum Cultorum Deiparæ Virginis Mariæ concinnatum. Auctore F. Vincentio Hensbergio Ord. Prædic., Antverpiæ, Apvd Gasparem Bellervm, 1615.
France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : SJ A 204/15.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans l’ovale central
VIRIDARIVM / MARIANVM / Septemplici Rosario,/ varijs Exercitijs, Exemplis vt / Plantationibus peramœnum. / In gratiam et vsum Cultorum / Deiparæ Virginis MARIÆ / concinnatum. / Auctore / F. VINCENTIO HENSBERGIO / Ord. Prædic.
2. Près des saints dominicains du premier plan, de gauche à droite
S. Dominicus ; V. P. / Iac. Spreng[er] ; B. Alanus
3. Dans le cartouche sous l’image
Antverpiæ, Apvd Gasparem Bellervm, M.DC.XV.

Image
Dans un jardin clos par une haie, au milieu d’autres fleurs un rosier, planté par saint Dominique à gauche et arrosé à droite par le vénérable Jacques Sprenger et le bienheureux Alain de la Roche, dresse sa ramure sur toute la hauteur de l’image. Les deux branches du plant sont bordées intérieurement par un immense rosaire dont la croix retombe à l’aplomb d’un médaillon. Vers l’extérieur poussent des feuilles et des roses. L’ondulation des branches supporte vers l’intérieur les quinze médaillons des mystères du Rosaire qui se lisent en partant du haut à gauche et en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. L’ensemble est béni par la présence dans le haut de l’image de la Vierge Marie assise dans les nuées portant l’Enfant Jésus assis sur son genou gauche. La Mère et l’Enfant offrent chacun un rosaire.

États
Premier état : France, Lyon, Bibliothèque municipale – cote : SJ A 204/15 ; Bibliothèque du couvent des dominicains, sans cote ; Paris, Bibliothèque du Saulchoir, C167
Second état : avec la date de 1616 et Hendrick I Aertssens pour éditeur. À Louvain ; non consulté

Bibliographie
2006, NEW HOLLSTEIN, The Collaert Dynasty (Part VII), p. 142-145, n° 1931-1936 ; p. 144, Fig. 1931

Commentaire
Sur les vingt-deux autres planches que contient l’ouvrage, trois seulement sont signées par Adriaen Collaert, ce qui ne donne aucune indication de nom de graveur pour le titre. La planche 17 (p. 214) qui ouvre la troisième partie de l’ouvrage contenant diverses hymnes et oraisons est signée mais il est difficile d’affirmer que les religieux sur les côtés sont bien des dominicains. En revanche, la planche 20 (p. 288) illustre parfaitement la coutume de la bénédiction du Salve Regina en vigueur dans les couvents des dominicains après l’office de Complies. Elle ne peut qu’être rapprochée d’une estampe conservée isolément dans le fonds des jésuites de Chantilly (Bibliothèque municipale de Lyon) [Cat. 908]. L’angle de vue sur la procession du Salve Regina est inversé, même si dans l’un et l’autre cas, la procession s’engage en direction de l’autel, clairement présenté dans la planche 20 de cet ouvrage et deviné comme étant la destination dans l’œuvre d’Adriaen Collaert. Variation intéressante si l’on tient compte de la présence sur l’autel d’une monstrance.
Le livre fut réédité à Anvers en 1626 chez un autre éditeur, avec semble-t-il une simple modification de la lettre du titre illustré alors que les autres planches furent peut-être regravées [voir page suivante].

PLANCHE 17[1]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] Tr. c. : 11,85 x 6,85 cm. New Hollstein, op. cit., n° 1932.

Lettre
1. Dans les perles dessinant l’anagramme du nom Maria, en partant du haut et en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre

M / Mediatrix Dei et hominum. ; A / Auxilium Christianorum. ; R / Reparatrix vitæ. ; I / Inuenetrix gratiæ. ; A / Aduocata peccatorum.
2. Sous le trait carré de l’image
Salutate MARIAM, quæ multum laborauit in vobis. Rom 16. / A. Collaert exc.

Commentaire
L’iconographie de cette planche laisse planer un doute. Le personnage agenouillé au premier plan et vu de dos, est-il un dominicain ? Pour esquisser une réponse, il est possible de comparer cette planche avec celle présentée ci-après comme œuvre en rapport. L’ouvrage marial de l’anglais Thomas Worthington (vers 1549-1622/1627), publié au moins depuis 1600 à Anvers, n’était pas une production dominicaine. Dès lors, si la transformation vestimentaire apparaît bien comme une intention délibérée, est-elle à caractère dominicain ?

Œuvre en rapport avec la planche 17

Mater Benedictionis
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1602]
Burin
C. de pl. : 11 x 6 cm
Planche pour Thomas WORTHINGTON (vers 1549-1622/1627), Rosarivm Siue Psalterivm Beatæ Virginis Mariae à T.W.A. editum. Cui accessère pia exercitia varia, Antverpiæ, Apud Ioannem Keerbergium, 1602, p. 162.
France, Lyon, Bibliothèque municipale
Cote : SJ A 205/11.

© Claire Rousseau

 

 

PLANCHE 20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Légende sous le trait carré de l’image
SALVE REGINA MATER MISERICORDIÆ