Rosaire


ROSAIRE / IMAGE DE PÈLERINAGE (PARIS [RENNES], 1645-1652)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nostre Dame de Bonnes Nouvelles
Grégoire HURET (1606-1670), graveur
S. d. [1645-1652]
Burin
T. c. : 21,3 x 28,3 cm
Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1974,0511.6.

© British Museum

Lettre
1. Sur le bord du vêtement marial
AVE MARIA ; AMICA MEA DILECTVS MEVS MIHI ET EGO ILLI ; TOTA PVLCHRA EST
2. Dans la bordure du portrait marial
NOSTRE DAME DE BONNES NOUVELLES PROTECTRICE DE RENNES
3. Sur le phylactère partant du crucifix tenu par saint Thomas
Bene Scripsisti de me Thoma
4. En bas, à gauche
Gr. Huret, f.

Image
Au centre de l’estampe, les armoiries de la ville de Rennes sont présentées majestueusement sur un emmarchement de marbre et sous une tenture doublée d’hermine. Elles sont encadrées, à gauche, par saint Dominique et, à droite, par saint Thomas d’Aquin. Saint Dominique est identifiable à l’étoile sur le front et, à ses pieds, par la branche de lys et le chien couché tenant en gueule une torche enflammée. Dans les mains, il tient un grand médaillon sur lequel est représenté Nostre Dame de Bonnes Nouvelles, portrait vénéré dans l’église conventuelle des dominicains de la ville. Il retient également une croix à deux traverses. Thomas d’Aquin arbore sur la poitrine le collier d’or, le collier de pierres précieuses et le soleil de la sagesse et de la science. Il pose le pied sur des livres dont un est ouvert, tout en en présentant un, fermé, dressé sur le genou. De la main droite il tient, tourné vers lui, un crucifix ; un phylactère partant de la bouche du Christ rappelle l’approbation dont il fit l’objet. Les deux saints sont assis.

Armoiries
Au centre, armoiries de la ville de Rennes : palé d’argent et de sable, au chef d’argent, chargé de quatre mouchetures d’hermine

États
Un seul état : Royaume-Uni, Londres, British Museum, 1974-0511-6.

Bibliographie
MARIETTE, Notes manuscrites, t. IV, fol. 78v ; 1968, IFF, t. 5, p. 327, n° 159 ; 2016, LAZ, p. 620-621, n° 132 et p. 1195, n° 132 (reproduction)

Commentaire
L’estampe ne valorise pas à proprement parler le Rosaire mais évoque discrètement l’image dite miraculeuse de Notre Dame de Bonne Nouvelle, conservée alors dans l’église du couvent des dominicains de Rennes. Le tableau original fut offert par Anne de Bretagne à la ville de Rennes, valorisée ici par ses armoiries placées au centre, augmentées par la corde à nœuds en forme de huit qui les entoure, par le médaillon frappé d’une hermine et par la lourde tenture doublée d’hermine. À Notre Dame de Bonne Nouvelle fut attribuée, en 1632, la délivrance de la peste qui sévissait dans la ville depuis huit ans. De ce fait, il n’est pas exclu que l’estampe veuille aussi rappeler ce salut à la suite duquel un Vœu (maquette en argent de la ville dominée par la Vierge à l’Enfant) fut ciselé, puis processionné jusqu’à l’église conventuelle, le 8 septembre 1634 et les jours suivants, pour y être déposé comme ex voto. Dès lors le 8 septembre devint un jour particulier de vénération à Notre Dame de Bonne Nouvelle.
Commandée pour servir de frontispice à un placard de thèse, l’estampe n’indique malheureusement ni le nom du candidat, ni la date de sa soutenance.