Rosaire


ROSAIRE / ROSE MYSTIQUE (TOURNAI, 1634)

Rose Mystiqve
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
S. d. [1634]
Burin
C. de pl. : 13 x 7,4 cm

 

 

 

 

 

 

 

Titre illustré pour Raymond de LA DESSOU ( ?-1638), Rose mystiqve et ses diuines odeurs plaines des amours de la Saincte Vierge aux confrers du sainct Rosaire. Par un deuot d’iceluy : Pasteur en la ville de Metz en Loraine recueillie par le R.P.F. Raymond de la Dessou, Prieur du conuent des P.P. Dmcains de Lille, A Tournay, Chez Adrien Quinque, 1634.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-13659.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans l’ovale central entouré d’un rosaire
ROSE / MYSTIQUE / et ses diuines odeurs plaines des / amours de la Saincte Vierge / aux confrers du sainct Rosaire. / Par un deuot d’iceluy : Pasteur / en la ville de Metz en Loraine / recueillie par le R.P.F. Raymond / de la Dessou, Prieur du conuent / des P.P. Dmcains de Lille. / A Tournay / Chez Adrien Quinque / 1634
2. Auprès des trois dominicains, de gauche à droite
S. Dmcus ; B. Alanus. ; S. / Ludovicus / Ber / trand

Image
Dans un décor montagneux, un rosier, planté par saint Dominique à gauche et arrosé par le bienheureux Alain de la Roche et [saint] Louis Bertrand à droite, dresse sa ramure sur toute la hauteur de l’image. Les deux branches du plant sont constituées par les perles d’un immense rosaire dont la croix retombe sur le tronc. Feuilles et fleurs poussent vers l’extérieur à partir de ces perles. L’ensemble est béni par la présence de la Vierge Marie apparaissant en haut de l’image, assise dans la nuée avec l’Enfant Jésus bénissant.

États
Un seul état : France, Lyon, Bibliothèque du couvent des dominicains, sans cote ; Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-13659 ; Bibliothèque du Saulchoir – cote : 460 E 5[1]

[1] La planche est insérée dans Jean-Vincent BERNARD, Le triple Rosaire augmenté ; Sçavoir, Le Grand Rosaire, le Perpetuel, et le Quotidien…& orné de plusieurs planches en taille douce, A Tolose, Par Bernard Bosc Imprimeur & Marchand Libraire, ruë de la Porterie, 1676.

Commentaire
Il est difficile d’établir la dépendance de l’iconographie avec celle des titres illustrés pour les volumes anversois du Viridarium [voir pages 78-79]. Il s’agit de fait d’une composition similaire mais simplifiée, et le bienheureux Louis Bertrand (il n’est pas encore canonisé) remplace Jacques Sprenger tout en permutant de place avec le bienheureux Alain de la Roche.
Le noircissement des chapes est typique de la correction qui s’opère dans les années 1625-1630.