Rosaire


ROSAIRE / GRAVURE D’INTERPRÉTATION (PARIS ?, AVANT 1643)

[Le Don du Rosaire à saint Dominique]
Attribué à Claude VIGNON (1593-1670), graveur
D’après Guido RENI (1575-1642), peintre
S. d. [avant 1643]
Eau-forte
Épreuve rognée : 23 x 18,5 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Dominique), H 173508.

© Claire Rousseau

 

 

Image
Telle quelle, la scène semble se dérouler entièrement au ciel où saint Dominique agenouillé dans l’angle inférieur gauche voit la Vierge Marie tenant l’Enfant Jésus dans un environnement d’anges, d’angelots et de putti. À mi-hauteur de l’estampe, sur la droite, un ange assis tend un rosaire au saint. À la droite de saint Dominique un autre ange assis, au moins aussi grand que le saint, joue de la musique sur un luth.

États[1]
Premier état : sans étoile dans l’auréole. France, Nancy, Musée des Beaux-Arts, TH.99.15.2202 ; Royaume-Uni, Londres, British Museum, U,3.180
Second état, celui décrit : une étoile a été ajoutée dans l’auréole de la tête de saint Dominique. France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Dominique), H 173508

[1] L’inventaire du musée des Beaux-Arts de Nancy indique trois états selon les inscriptions dans la marge inférieure en s’appuyant sur Duplessis et Pacht-Bassani. Cependant, ces épreuves n’ayant pas été localisées dans la présente recherche, nous ne les reprenons pas.

Bibliographie
1854, LE BLANC, t. 4, p. 123, n° 26 ; 1871, DUPLESSIS, t. 11, p. 317, n° 1; 1993, PACHT-BASSANI, p. 359, n° 293 ; 1998, MEYER, p. 199-200 ; 2008, HERMAN, p. 579, n° 2140

Commentaire
L’estampe rognée n’est pas signée. Elle est cependant attribuée à Claude Vignon qui l’aurait exécutée d’après un tableau perdu, peint par Guido Reni, vers 1597, pour l’église San Mattia de Bologne. La liste des cuivres trouvés dans l’atelier de Claude Vignon à la mort de sa femme, Charlotte de Leu, le 29 juillet 1643, comporte au n° 35 la mention « Item La Vierge du Rozaire d’après Guide Bologneze gravée à l’eau-forte, prisée VIII l. ». Véronique Meyer, qui a édité la liste communiquée par Paola Pacht-Bassani, ajoute entre parenthèses le renvoi vers une épreuve qui comporterait l’excudit de Claude Vignon. Cette épreuve (n° 293) non localisée n’a pu être consultée.
Deux dessins de l’œuvre de Guido Reni subsistent, l’un conservé au musée Castello Sforzesco à Milan (information non vérifiée dans le cadre de cette étude), l’autre au Nationalmuseum à Stockholm (pierre noire, plume et lavis violet avec rehauts de blanc sur papier gris-bleu, 37, 1 x 27 cm. Inv. NMH 1052/1863 ; ci-dessous).

© Nationalmuseum of Stockholm