Rosaire


ROSAIRE / L’EXCELLENCE DU ROSAIRE (BRUXELLES, 1641)

Le Rosaire temporel et perpetuel
Karel VAN MALLERY (1571-après 1635), graveur ?
S. d. [1641]
Burin
Tr. c. : 10,9 x 6,7 cm

 

 

 

 

 

 

Frontispice pour [FRÈRES PRÊCHEURS DU COUVENT DE BRUXELLES], L’excellence du Rosaire temporel et perpetvel. Dédié à S. Exce Madame la Princesse de Chimay, A Brvxelles, Chez Guillaume Scheybels, Imprimeur juré, 1641.
Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.B1108.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans le rectangle au centre de l’image
Le Rosaire / temporel et / perpetuel, Pour la paix tant desireè / par toute la / Chrestieneté.
2. Sous le roi de gauche
REX HISPANIÆ.
3. Sous le roi de droite
REX FRANCIÆ.

Image
L’image est constituée de plusieurs registres.
Au niveau inférieur, au centre, des dévots agenouillés récitent le rosaire. Deux vignettes indiquent leurs intentions de prière. La vignette de gauche montre un agonisant assisté par un dominicain, un ange venant recueillir son dernier souffle. Les agonisants sont objets de la récitation des cinq dizaines des mystères douloureux. La vignette de droite montre en pendant des âmes du purgatoire à qui des rosaires sont tendus par un ange. La délivrance des âmes est liée à la récitation des cinq dizaines glorieuses. Dans le registre intermédiaire, de chaque côté du titre, sont présentés les rois des deux nations ennemies, assistés d’un saint dominicain issu de leur nation. À gauche, le roi d’Espagne est encouragé par saint Dominique natif de Caleruega et, à droite, le roi de France est chaperonné par saint Louis. Rois et saints tiennent un même rosaire dont les cinq dizaines des mystères joyeux sont récitées pour le bien de l’Église et la paix des peuples. Enfin dans le registre supérieur une opération comptable se déroule. Sur le plateau d’une balance tenue par un ange posant le pied sur un globe, pèse le sablier de la vie humaine. Mais sont plus lourds encore les rosaires que la Vierge Marie, assise avec l’Enfant Jésus, dépose sur le second plateau.

États
Un seul état : Belgique, Gand, Bibliothèque universitaire – cote : DEPD.B1108

Commentaire
L’approbation de l’ouvrage est en date du 11 juillet 1641. Le cardinal-infant Ferdinand d’Autriche n’est pas encore décédé (date du décès : 9 novembre 1641) mais est malade et pris dans les combats qui font rage autour des places fortes du Nord de l’actuelle France. Peut-être les dominicains de Bruxelles estimèrent-ils devoir aviver la dévotion des grands de ce monde pour le rétablissement de la paix, en particulier celle de Claire Eugénie, princesse de Chimay, dédicataire.
La particularité de l’illustration de l’ouvrage est de comporter, outre le frontispice, une planche avec les armoiries de la princesse et quinze autres illustrant les mystères du rosaire. Or, huit de ces planches montrent un membre de l’Ordre des dominicains directement impliqué ou associé aux scènes dépeintes. Le procédé rend les frères et les sœurs contemporains de l’événement dont il est fait mémoire et renforce l’invitation faite au lecteur pour qu’il se sente intimement concerné par le mystère médité mais aussi par l’exemplarité de la vie du saint. Ces associations ne concernent que certains des mystères douloureux ou glorieux, sans qu’il soit possible de justifier ce choix. Elles sont ci-après présentées. Toutes mesurent environ 11 x 6,7 cm au trait carré.
Si le titre n’est pas signé, les planches le sont par Karel Van Mallery.

PLANCHE 6, p. 64

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
CHRISTVS ORAT IN HORTO.
2. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Vsque mortē tristis orat / Nostra IESVS mala plorat / Quid agis Dominice ?
À droite : Quid mors vult, quid corona ? / Huius sunt hæc horti dona / Digna Christi milite. / C. de Mallery sculp.

PLANCHE 7, p. 68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
DEVS PRO HOMINE FLAGELLATVR
2. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Numquid vere fons amoris, / Vnde sacer hic cruoris / Profluit oceanus
À droite : O quam bene sanat sua / Per flagella, Christe tua / Vulnera Dominicus. / C. de Mallery sculp.

PLANCHE 8, p. 72

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
CHRISTVS SPINIS CORONATVR.
2. Sous la dominicaine agenouillée
S. Catharina.
3. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Suum Catharina Sponsum / Regem videns coronatum / Nouo diademate,
À droite : Ite procul, inquit, rosæ, / Solæ spiniæ gratiosæ, / Dignæ meo capite.
4. Sous le cadre des vers, à droite
C. de Mallery sculp.

PLANCHE 10, p. 80

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
PENDET IN CRVCE IESVS NAZARENVS
2. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Cruci perge adherere / Perge Catharis deflere / Hominum flagitia,
À droite : Mors stupescit, et natura, / Cum in ligno, o res mira ! / Ipsa vita moritur. / C. de Mallery sculp.

PLANCHE 11, p. 84

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
CHRISTVS RESVRGIT.
2. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Scandit astra Rex astrorum / Retinere vult, amorum / Patriarcha plenior,
À droite : Ve me trahe, Inquit, tecum, / Vel in terrâ mane mecum, / Morior, si separor. / C. de Mallery sculp.

PLANCHE 13, p. 92

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
MARIA SPIRITV SANCTO REPLETVR.
2. Sous l’apôtre de droite, pour désigner le dominicain debout derrière lui
S. Thomas.
3. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Ecce mæstam turbam piam : / Anne mirum, cum Mariam / Tantum pignus foueant
À droite : Sat nunc cætus iste lætus, / Quem non vnus paracletus / Deus, Virgo recreant. / C. de Mallery sculp.

PLANCHE 14, p. 96

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
MARIAM IESVS IN CÆLUM DUCIT
2. Autour de la tête du dominicain
S. Hyacinthus ;
3. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Scande, Mater Deo grata, / Peccatorum aduocata, / Scande super sidera.
À droite : Quando tuus dulcis Natus / Pœnas poscet implacatus, / Tunc ostendes vbera. / C. de Mallery sculpsit.

PLANCHE 15, p. 100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre
1. Au-dessus du trait carré supérieur de l’image
MARIAM SANCTA TRINITAS CORONAT.
2. En dessous du trait carré inférieur de l’image, en deux colonnes
À gauche : Coronanda scande Mater / Cæli sceptra tradit Pater / Palmam donat Filius.
À droite : Cæli turba Heroinam / Te salutat, et Reginam / Mille sonat fidibus. / C. de Mallery sculpsit.