Rosaire


ROSAIRE / GRAVURE D’INTERPRÉTATION (PARIS ?, FIN XVIIe-DÉBUT XVIIIe SIÈCLE)

Nostre Dame du Rozaire
HOÜATT (François HOUAT, ?-avant 1695 ou André Houat, ?-après 1719), graveur
D’après Louis TETTELIN [TESTELIN] (1615-1655), peintre
Nicolas BAZIN (1633-1710), éditeur
S. d. [fin XVIIe-début XVIIIe siècle]
Eau-forte et burin
C. de pl. : 25,5 x 19 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rc mat. 26 Folio, vol. 1353.

© Claire Rousseau

 

 

Lettre
Sous l’image
[À gauche] : Peint par Tettelin / Gravé par Hoüatt.
[À droite] : a Paris chez N. Bazin / avec Privilege du Roy.
[Au centre] : Nostre Dame du Rozaire. / Cette devotion a esté établie par la pieté de Saint Dominique et de Ste Catherine de Sienne. / et est fort recommandable parmy les Chrétiens.

Image
Dans un paysage légèrement montagneux, sainte Catherine de Sienne à gauche et saint Dominique à droite, vêtus de l’habit de l’Ordre, sont agenouillés. Ils sont dotés de leurs attributs : couronne d’épines, lys et crucifix pour Catherine, lys, chien à la torche enflammée couché près d’un orbe pour Dominique. Dans les nuées, leur apparaît la Vierge Marie assise et l’Enfant Jésus debout sur son genou gauche. Marie offre un rosaire à sainte Catherine tandis que l’Enfant, index droit pointé vers le ciel, tend le sien à saint Dominique.

États
Un seul état : France, Lyon, Bibliothèque municipale, Fonds des estampes des jésuites de Chantilly, sans cote ; Paris, Bibliothèque nationale de France, Rc mat. 26 Folio, vol. 1353.

Bibliographie
1740-1770, MARIETTE, t. 1, p. 100 v°, n° 106 ; 1999, SIMONNEAU, p. 72

Commentaire
David Simonneau, dans le cadre de son étude, n’avait pas retrouvé la gravure et ne s’est pas prononcé sur l’identité du graveur. Quant à l’œuvre d’origine, elle demeure inconnue à ce jour.
Il est difficile de déterminer à quelle date le tableau ne fut plus accessible au regard des graveurs. Mais il semble que ce soit bien la présente estampe qui inspira les graveurs qui lui empruntèrent la composition générale [voir œuvres en rapport ci-après et page suivante] ou seulement un des éléments. L’influence perdura au moins jusqu’au XIXe comme le montre l’estampe en contrepartie éditée par la maison Lenoir Pillot (voir ci-après).
L’estampe fut également copiée en Autriche et insérée dans un ouvrage édité en français à Vienne en 1735 par un libraire d’origine française (voir œuvres en rapport ci-après). L’éditeur omit alors de faire paraître le nom du peintre et ceux du graveur de l’estampe française et de la copie autrichienne.

Œuvres en rapport

Nostre Dame du Rosaire
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
D’après Louis TETTELIN [TESTELIN] (1615-1655), peintre
LENOIR (ACTIF VERS 1775-182?), éditeur
PILLOT (?-?), éditeur
S. d. [fin XVIIIe-début XIXe siècle]
Eau-forte et burin
C. de pl. : 27,1 x 20,2 cm
France, Lyon, Bibliothèque municipale, Fonds des estampes des jésuites de Chantilly, sans cote.

© Claire Rousseau

 

Nostre Dame du Rozaire
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
Étienne BRIFFAUT (actif vers 1730-1758), éditeur
1735
Eau-forte et burin
C. de pl. : 21 x 15,3 cm
Planche pour Heures nouvelles ou Exercice spirituel, Tirées de l’Ecriture Sainte, contenant plusieurs Priéres, remplies d’onction, avec des Réflexions trés édifiantes dédiées à sa Sacrée Majesté L’Imperatrice Regnante Ouvrage Superbe, enrichi de figures en taille douce, A Vienne en Autriche, Chez E. Briffaut Libraire de l’Université à l’enseigne de l’olivier, 1735 .

Autriche, Vienne, Österreichische Nationalbibliothek – cote : AC09954073.
Ici, France, Toulouse, coll. personnelle.

© Claire Rousseau