Rosaire


ROSAIRE / DIPLÔME (PARIS, 1702-1749)

Les Quinze Mysteres du Rosaire
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
Pierre GALLAYS (vers 1677-1749), éditeur
S. d. [1702-1749]
Burin
Image au tc. : 18,6 x 14,9 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Re 13, t. 5, p. 229.

© Claire Rousseau

 

 

 

Texte entourant l’image
1. Au-dessus de l’image sur toute la largeur de la feuille

LES QUINZE MYSTERES DU ROSAIRE
2. À gauche de l’image
Les Mysteres Joyeux. / 1. L’Annonciation. / 2. La Visitation. / 3. La Nativité. / 4. La Purification. / 5. Le Retrouvement de Jesus. / Les Mysteres Douloureux / 1. La Priere au Iardin / 2. La Flagellation. / 3. Le Couronnement / d’épines. / 4. Le Portement de / la Croix / 5. Le Crucifiement. / Les Mysteres Glorieux. / 1. La Resurrection. / 2. L’Ascension. / 3. La Descente du St Esprit. / 4. L’Assomption / 5. Le Couronnement de / la Ste Vierge dans le Ciel
3. À droite de l’image
Les Vertus des Mysteres / Ioyeux. / 1. Humilité. / 2. Charité. / 3. Pauvreté. / 4. Pureté. / 5. Obéissance. / Les Vertus des Mysteres / Douloureux. / 1. Résignation. / 2. Patience. / 3. Amour du mépris / 4. Force d’esprit. / 5. Dilection des ennemis. / Les Vertus des Mysteres Glorieux. / 1. Foy. / 2. Esperance. / 3. Zele. / 4. Devotion à Marie : 5. Perseverance.
4. Sous l’emplacement précédent
P. Gallays a St François de Sales.
5. Sous l’image
LES DEVOIRS DES CONFRERES DU ROSAIRE. / Ils sont obliges a cinq choses. 1. Ils doivent dire le Rosaire tout entier chaque semaine, / en un ou plusieurs jours. 2. S’arrêter de dizain en dizain pour méditer, ou faire / quelque reflexion sur les Mysteres Ioyeux, Douloureux ou Glorieux, disant le premier / Chapellet en meditant sur les Mysteres Ioyeux, le second sur les Douloureux, et le troisieme sur les Glorieux. / 3. Offrir le Rosaire chaque semaine pour le salut de tous les hommes. Le premier Chappelet pour ceux qui sont en état de péché, le second pour les Agonizans, / et le troisieme pour le soulagement des Ames qui sont en Purgatoire. / 4. Se Confesser et Communier les premiers Dimanches de chaque mois, les / Fêtes de Iesus Christ ou l’on celebre les Mysteres du Rosaire, et celles de la Ste / Vierge. / 5. Si la commodité le permet, assister à la Procession qui se fait les premiers / Dimanches du Mois, et les Fêtes de la Sainte Vierge. / Pour le Rosaire perpetuel, on prend une heure de l’années de telle Fête / que le Directeur voudra qu’on employe toute entiere à reciter le Rosaire / pour les necessitez de l’Eglise, ou a mediter sur les Mysteres, et par là nous for- / mons une Societé répanduë dans tout l’Univers, qui louë jour et nuit Iesus- / Christ et sa Sainte Mere. / Ces devoirs n’obligent a aucun peché ; mais ceux qui les remplissent ga- / gnent une jndulgence pleniere le jour qu’ils sont receus a la Confrerie, toutes / les fois qu’ils récitent le Rosaire lorsqu’ils se Confessent et Communient les / premiers Dimanches de chaque mois et les Fêtes des Mysteres de I.C. et de sa Ste Mere et a / l’heure de la Mort

Image
L’image se présente comme une sorte de stèle octogonale de format vertical. Sur la base de la stèle un médaillon figure le don du rosaire à saint Dominique. Le corps de la stèle présente la Vierge Marie avec l’Enfant Jésus entourée de quinze médaillons où sont gravées les scènes des mystères. La Vierge couronnée et auréolée de rayons est debout sur un croissant de lune. Elle écrase le serpent tenant dans sa gueule le fruit du péché originel et enroulé autour de ce quartier de lune. De la main gauche, elle tient un rosaire que l’Enfant Jésus tient également. Son bras droit porte l’Enfant, lui aussi couronné et auréolé. L’Enfant Jésus tient de la main droite un globe surmonté d’une croix et un sceptre fleurdelisé. Outre le rosaire, il tient dans la main gauche une petite croix.

États
Un seul état :
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Re 13, t. 5, p. 229

Commentaire
Le diplôme est à dater de la première moitié du XVIIIe siècle, sans plus de précision possible.
En 1702, Pierre Gallays épousa Élisabeth de Heuqueville, veuve de l’éditeur et marchand d’estampes parisien Pierre Landry. C’est par la dot de son épouse que Pierre Gallays reçut la boutique à l’enseigne de Saint-François-de-Sales. Le placard ne peut donc être antérieur à cette date, ce qui ne signifie pas que le cuivre ait été gravé spécifiquement pour lui. La dot comportait également une partie du fonds de Pierre Landry et l’image en faisait peut-être partie[1]. Celle-ci est à rapprocher incontestablement de la gravure sur bois de Jean II Papillon (1661-1723) sans qu’il soit possible de reconnaître l’antériorité de l’une sur l’autre [p. suivante], le motif iconographique étant répandu, en particulier dans les images de dévotion anversoises.

[1] Sur les données biographique de Pierre Gallays, voir Maxime PRÉAUD, dir., Dictionnaire des éditeurs d’estampes à Paris sous l’Ancien Régime, Paris, Promodis ; Le Cercle de la Librairie, 1987, p. 130-131.