Dominique


DOMINIQUE (PARIS ?, ?)

S. Dominic[us]
ARTISTE NON IDENTIFIÉ
D’après Bartholomeus SPRANGER (1546-1611), dessinateur
S. d.
Burin
Feuille : 20 x 13 cm ; image au tr. c. : 18 x 12 cm
France, Toulouse, coll. Personnelle.

© Claire Rousseau

 

 

 

 

Lettre
Sous l’image
. S . DOMINIC . /Candida virgneum designant lilia corpus, Et sapiens pectus stella liberque docent.

Image
Au centre dans un ovale, le saint est représenté de trois quarts vers la gauche, assis à une table, la tête rejeté vers l’arrière. Vêtu d’un habit blanc à capuce et à scapulaire étroit, la poitrine ornée d’une étoile à cinq branches, il tient de la main droite une branche de lis à trois fleurs et la main gauche s’appuie sur un livre dressé à la verticale sur la table. Le livre est doté de fermoirs et le plat est orné de cabochons. Les index de la main droite retiennent un parchemin sur la table. Le visage du saint semble perdu en extase. Les cheveux sont longs et le religieux semble ne pas avoir de tonsure. La tête est surmontée d’une auréole, simple cercle. Des rayons lumineux épais partent du coin supérieur droit et descendent jusqu’au bord du capuce.
Suivant les tailles horizontales et, légèrement obliques et resserrées du fond, le saint semble assis dans l’angle d’une pièce.
Bordures : l’ovale du portrait s’inscrit dans un rectangle aux écoinçons et aux côtés enrichis de grosses fleurs au feuillage imaginaire (lis martagon, tulipe, rose, chèvrefeuille, anémone, œillet, etc.). Une fine bordure extérieure est ornée au centre de chaque côté d’un rinceau.

États
Un seul état : France, Toulouse, coll. Personnelle

Commentaire
De facture moyenne, l’œuvre copie l’estampe de Johann I Sadeler [voir Saints – Dominique – page 2] tout en l’inscrivant dans un ovale et en y ajoutant des écoinçons enrichis de fleurs, ainsi qu’une bordure ornée.
La guirlande de fleurs évoque les peintures flamandes du XVIIe siècle, notamment les représentations de saints ou de scènes bibliques entourés de fleurs colorées.
La bordure extérieure renvoie aux pratiques des graveurs flamands qu’ils soient installés à Anvers ou à Paris.