Dominique


SAINT DOMINIQUE (PARIS, AVANT 1642)

VERA EFFIGIES SANCTI DOMINICI
Michel LASNE (vers 1590-1667), graveur
S. d. [avant 1642]
Burin
Image au tr. c. : 17,7 x 13,5 cm
France, Lyon, Bibliothèque municipale, fonds des estampes des jésuites de Chantilly.

© Claire Rousseau

 

 

 

 

Lettre
Sous l’image
VERA EFFIGIES SANCTI DOMINICI ORDINIS FFM PRÆDICAT- / orum PATRIARCHÆ expressa ex antiqua icône quam Christma Regina / MARIA MEDICICÆA legauit dilectis sibi FF. Prædicatoribus Conuen- / tus Parisiensis Sme Mariæ Virg. Annunciatæ ad Sm Honoratum. / M. Asinius fecit.

Image
Saint Dominique est en buste, de trois quarts vers la gauche. Une étoile brille sur son front. L’auréole est un cercle incomplet laissé en blanc parmi les tailles horizontales du fond. La main gauche tient un rosaire, tandis que la droite esquisse un geste de bénédiction.

États
Premier état : France, Lyon, Bibliothèque municipale, fonds des estampes des jésuites de Chantilly ; Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Dominique, saint), H173539 (épreuve tronquée)
Deuxième état : en bas, à gauche est inscrit « Cum priuilegio Regis. 1646. ». Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Dominique, saint), D 128368
Troisième état : en bas, à gauche est inscrit « Cum priuilegio Regis. 1649. ». Paris, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Dominique, saint), D 128369

Bibliographie
1976, IFF, t. 7, p. 56-57, n° 72 ; 2017, COUSINIÉ, p. 147-148 ; fig. 39 [premier état], p. 148

Commentaire
Le terminus ad quem proposé correspond à la date de décès de Marie de Médicis. Cependant si l’estampe reproduit un tableau offert par celle-ci au couvent des Prêcheurs de la rue Saint-Honoré à Paris, l’estampe peut être postérieure au décès de la reine.
En cette estampe, le travail du burin sur le visage du saint est particulièrement intéressant. Sans être aussi abouti que celui de Claude Mellan sur la Sainte Face, le graveur a essayé de limiter le nombre de traits. Il part ainsi de l’œil gauche du saint et procède circulairement sur une grande partie du visage. C’est aussi à l’aide de tailles parallèles que Michel Lasne dessine les mains de saint Dominique. Ces tailles se font plus larges et plus profondes pour produire, toujours en parallèles, la chape. Loin d’être une économie de moyens, le procédé révèle la grande maîtrise technique du graveur.