Dominique


DOMINIQUE (PARIS, AVANT 1706)

St Dominique
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
Étienne GANTREL (1640-1706), éditeur
S. d. [avant 1706]
Eau-forte
C. de pl. : 13,2 x 7,3 cm ; tr. c. : 12,2 x 6,8 cm

 

 

 

 

 

 

Frontispice pour Prieres ordinaires du Tiers-Ordre de saint Dominique, s. l., s. d. [1713].
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : B-16148.

© Claire Rousseau

Lettre
1. Dans le cartouche
ST DOMINIQUE.
2. Au-dessus du cartouche
Ste. Gantrel ex.

Image
Saint Dominique est agenouillé sur la gauche de l’image. Il reçoit un rosaire de la part de l’Enfant Jésus, assis sur les genoux de sa mère. Près du saint est couché un chien à la torche prête à enflammer l’orbe. Sont posés au sol un livre et une branche de lys. Angelots et putti assistent à la scène. Dans le bas de l’image, à droite, un ange psychopompe délivre une âme du feu du purgatoire, illustrant l’un des fruits de la récitation du rosaire dans les confréries.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : B-16148

Commentaire
La table des fêtes mobiles démarrant à l’année 1713, il est vraisemblable que l’ouvrage parut cette année-là. Le frontispice lui est nécessairement antérieur, si l’on tient compte de la date de décès de l’éditeur qui fut peut-être aussi le graveur. En tout cas, le style de la pièce correspond assez bien aux productions du début du XVIIIe siècle.
La planche fut également insérée dans un exemplaire de l’ouvrage de François MESPOLIÉ (1657-1727), Les veritables pratiques de pieté pour honorer Jesus-Christ, et sa Sainte Mere : Contenuës dans le Rosaire. Et dédiées au Roy. Par le Pere François Mespolié de l’Ordre des Freres Prêcheurs, A Paris, Chez Jean-François Moreau au bas de la ruë S. Jacques, à la Toison d’Or, proche de la Fontaine S. Severin, 1715[1].
Sans doute s’agit-il moins d’un second emploi que du résultat d’un effet de conservation. Plutôt que d’égarer la planche, il a sans doute paru préférable de l’insérer dans un autre livre dont les différents exemplaires consultés ne portent pas tous les mêmes planches [Voir Confréries – Rosaire – p. 95].

[1] France, Lyon, Bibliothèque du couvent des dominicains, sans cote.