Dominique


DOMINIQUE (PARIS, AVANT 1741)

St DOMINIQUE
Étienne DESROCHERS (Jahandier dit, 1668-1741), éditeur
D’après Pierre-Paul RUBENS (1577-1640), dessinateur
S. d. [avant 1741]
Burin
Épreuve rognée : 14,3 x 10 cm
Paris, France, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Dominique, saint),
D 128361.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Dans le cartouche sous l’ovale du portrait
St DOMINIQUE / de Guzman gentilhomme Espagnol / fondateur de l’ordre des freres Prêcheurs né a / Calahora en Aragon et mort a Bologne en / Italie l’an 1221 agé de 51. ans.
2. Sur le rebord de la corniche
Se vend Paris Chez E. Desrochers rue du Foin prés la rue S. Iacque
3. Sur le cartel de la corniche
Arbitre de la foi, plein d’un zele efficace / Par toy la verité conserve sa vigueur / Et la Religion, de même que la Grace / Te connoit pour son Defenseur.

Image
Le portrait presque frontal présente saint Dominique en ¾. En habit de son Ordre, il présente de la main droite un rosaire tandis que la gauche tient une croix montée sur hampe et une branche de lys. Le front est orné d’une étoile à cinq branches ; l’auréole est un halo lumineux.
Le portrait est inséré dans un ovale à la bordure travaillée de manière concentrique tandis que le fonds est en tailles croisées. Au bas de l’ovale un cartouche donne à lire la légende.
L’ovale est lui-même accroché au-dessus d’une corniche. Tailles horizontales et verticales modulent les différentes parties.

États
Premier état, celui décrit : Paris, France, Bibliothèque nationale de France, N2 Fol. (Dominique, saint), D 128361
Second état : l’adresse est devenue « à Paris chés Daumont rue St Martin. ». France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, B1066

Commentaire
Il est difficile d’affirmer que le graveur travaillant pour Étienne Desrochers le fit à partir de l’estampe de Pierre Daret plutôt qu’à partir de celle de Schelte Adamsz. Bolswert [voir pages précédentes]. En revanche, il paraît certain que la planche passa ultérieurement dans le fonds de Jean-François Daumont (actif vers 1741-1775), alors établi rue Saint-Martin après avoir été rue de la Ferronnerie. L’activité d’éditeur de Jean-François Daumont aurait débuté en 1741, un an avant le décès d’Étienne Desrochers. S’il n’est pas possible d’en déduire que le rachat de la planche se fit au moment-même du décès de son confrère, il n’est cependant pas incongru d’imaginer que Jean-François Daumont put, à cette occasion ou plus tard auprès de Gilles-Edme Petit, accroître ainsi son fonds.