Dominique


DOMINIQUE ET LA DÉVOTION AUX SAINTES PLAIES (PARIS, 1631)

[Les saints dominicains vénérant les saintes plaies du Christ]
Sébastien GOUJON (actif dans le premier tiers du XVIIe siècle), éditeur
S. d. [1631]
Burin
C. de pl. : 15,5 x 9,5 cm

 

 

 

 

 

 

Planche pour Michel de MARILLAC (1560-1632), [IV. livres de l’Imitation de Jesus-Christ, qu’aucuns attribuent à Jessen, d’autres à Gerson, & d’autres à Thomas a Kempis, fidellement traduits. Nouvellement mis en françois par M.R.G.A. et reveu par le mesme autheur en ceste derniere edition], [A Paris, de l’imprimerie de Claude Calleville], 1631, p. 106.
France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-16314[1].

[1] Page de titre manquante.

© Claire Rousseau

Lettre
Dans la marge inférieure
Accedite ad me et illuminamini. Gouion ex

Image
Au centre de l’image le Christ ressuscité apparaît dans un grand rayonnement. Une croix dressée prend appui sur l’épaule gauche. Cinq saints dominicains embrassent ses plaies. Parmi eux, seuls trois sont clairement identifiables. Contre la plaie du côté, saint Dominique accompagné du chien à la torche enflammée. À la main droite, Pierre de Vérone, le crâne fendu par un sabre. En bas, Catherine de Sienne couronnée d’épines et tenant une branche de lys embrasse le pied droit. Vénérant le pied gauche, la religieuse porte une couronne. Peut-être faut-il y reconnaître Marguerite de Hongrie ou Marguerite de Savoie.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France – cote : D-16314

Commentaire
La planche est une copie de celle gravée en plus petit par Jean Mathieu (vers 1590-vers 1672) pour Sébastien Goujon et illustrant la fête de la Toussaint d’un bréviaire dominicain édité à Paris en 1620 [Cat. 844 [1]]. Elle peut aussi être mise en rapport avec celle produite par Theodoor Galle à Anvers [Cat. 2206].
Les éditions de la traduction de Michel de Marillac, garde des sceaux, dominèrent le marché français de 1621 à 1650, avant celles de Pierre Corneille qu’elles influencèrent peut-être dans le choix d’une illustration chapitre par chapitre (voir Cat. 1756-1760). D’un format plus petit, in-8, l’édition de 1631 accueille un frontispice de Pierre Firens et des illustrations en tête de chacun des quatre livres, gravées par différents artistes dont les noms ne sont pas connus en dépit de deux excudit (Sébastien Goujon, Pierre Brou).

[1] Breviarivm ivxta ritvm Sacri Ordinis FF. Prædic. S.P.N. Dominici. Auctoritate Apostolica reformatum, & approbatum, iussu vero editum R.P. Fr. Seraphin Sicci Papiensis totius præfati Ord. Generalis Magistri, Parisiis, Apud Societatem Typographicam, 1620 (France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir – cote : Res. Mod. E 34).