Dominique


DOMINIQUE (PARIS ?, AVANT 1647)

[Saint Dominique]
Claude MELLAN (1598-1688), graveur
Michel VAN LOCHOM (1601-1647), éditeur
S. d. [avant 1647]
Burin
Feuille : 26,4 x 18,1 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, ED-32b, p. 18.

© Claire Rousseau

 

 

 

 

Lettre
1. Sur la pierre, en bas à droite
C. Mellan fe.
2. Sous le trait carré de l’image
Præco nouus, et cælicus missus in fine sæculi, pauper fulcit Dominicus / forma præuisus catuli. / Michel v lochom ex

Image
Au sein d’un paysage arboré, Saint Dominique se tient debout, de face. Il est auréolé de rayons et son front s’orne d’une étoile à cinq branches. Le saint est en train de lire un ouvrage qu’il tient contre lui avec la main droite. Par la main gauche qui relève le pan de sa chape, il tient une branche de lys. Près de lui, sur la droite de l’image, un chien tenant une torche enflammée dans la gueule est assis. En arrière-plan sur la gauche se devine une ville.

États
Premier état : avec l’excudit de Sébastien Goujon. Signalé par l’IFF. Épreuve non examinée
Deuxième état, celui décrit : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, ED-32b, p. 18
Troisième état : avec l’excudit de Balthasar Moncornet. Signalé par l’IFF. Épreuve non examinée

Bibliographie
1856, DE MONTAIGLON, p. 103, n° 67 ; 1988, IFF, t. 17, p. 64, n° 70

Commentaire
L’IFF, reprenant les notes de Mariette, indique que Claude Mellan aurait repris, dans le même sens et le même format, une estampe de Cornelis Cort (1533-1578), datée de 1573. Cette estampe originale (voir l’exemplaire conservé à Amsterdam, au Rijksmuseum, RP-P-1977-217 ; voir ci-après) est d’un format supérieur à celle de Claude Mellan.
Antonius II Wierix (vers 1555-1604) avait déjà offert une copie mais en contrepartie (Rijksmuseum, RP-P-1906-2095 ; voir ci-après).
Il est donc impossible d’affirmer que Claude Mellan se soit inspiré de l’une ou l’autre des estampes.
Il convient surtout de faire remarquer que l’œuvre de Claude Mellan ne correspond pas exactement à celles précitées. Le graveur a introduit le chien, attribut de saint Dominique. L’étoile est remontée de la poitrine sur le front et une auréole de rayons a été ajoutée. Au lieu de se tenir au devant d’un arbre à deux troncs, Dominique est comme encadré par des arbres de l’arrière-plan.
Autrement dit, s’il y a clairement une inspiration commune dans le personnage de Dominique et par la présence d’éléments telle la souche dans le coin inférieur droit, il apparaît délicat d’affirmer que Claude Mellan ait repris l’estampe de Cornelis Cort. Des estampes intermédiaires peuvent manquer dans la chaîne de filiation.
Si un premier état existe avec l’excudit de Sébastien Goujon, éditeur de Claude Mellan avant son séjour romain, faut-il dater l’estampe de 1619-1624, c’est-à-dire entre la date de la première estampe connue de Claude Mellan et son départ pour Rome ?

Œuvres en rapport

[Saint Dominique]
Cornelis CORT (1533-1578), graveur
D’après Bartholomeus SPRANGER (1546-1611), dessinateur
S. d. [avant 1578]
Burin
Épreuve rognée : 35,9 x 21,6 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum,
RP-P-1977-217.

© Rijksmuseum

 

 

 

 

[Saint Dominique]
Bartholomeus SPRANGER (1546-1611), dessinateur
S. d. [avant 1578]
Plume, encre brune, lavis brun et rehauts de blanc avec des traces d’encre noire sur papier
30,6 x 18,6 cm
États-Unis, Chicago, The Art Institute of Chicago, 1979.119.

© The Art Institute of Chicago

 

 

 

[Saint Dominique]
Antonius II WIERIX (vers 1555/1559-1604), graveur
Johannes Baptista I VRINTS (avant 1555-1610), éditeur
S. d. [avant 1604]
Burin
C. de pl. : 27,7 x 18,4 cm
Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-1906-2095.

© Rijksmuseum