Dominique


DOMINIQUE (ANVERS, AVANT 1677)

[Saint Dominique]
Conrad LAUWERS (vers 1632-vers 1685), graveur
D’après Erasme II QUELLINUS (1607-1678), dessinateur
S. d. [avant 1677]
Burin
Épreuve rognée : 44,5 x 31,7 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Dominique), H173537.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
Dans la marge inférieure
Si iusti ac docti fulgent vt sidera cæli DOMINICVS librum, cui non et lilia gestet. / Signaque sint floris, lilia virginei : Fronteque tam doctâ, fulgida stella micet. / Admodum Hondo Patri Fri GODEFRIDO MARCQVIS ord: Prædicat. S. Theol: Doctori Priori Antuerpiensi nec non Bohemiæ et / Moraviæ per octo annos continuato Provinciali. hanc D. Patris sui Dominici imaginem ex affectu Dedicat consecatq[ue].
À gauche : F. Quellinus delin
À droite : Conradus Lauwers sculptor.

Image
Dans un ovale cerné par une large bordure de feuillage et de rubans noués dans la partie supérieure, le portrait du saint est particulièrement dynamique. Présenté en ¾ et de trois quarts vers la droite, le fondateur tourne son visage sur sa droite, levant les yeux. Le visage et les mains sont particulièrement réalistes comme le seraient les traits d’un portrait au vif. Mais l’étoile sur le front, la branche de lys dans la main gauche et le livre ouvert rappellent le propos d’une évocation d’un saint dont la tête est environnée de rayons en tailles courtes.

Armoiries
Sans doute les armoiries du dédicataire, le frère Godefridus Marcquis. Non blasonnées.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Dominique), H173537

Bibliographie
1953, HOLLSTEIN, t. 10, p. 39, n° 10

Commentaire
Le frère Godefridus Marcquis (ou Marquis) [1610-1677] fut prieur du couvent d’Anvers. Sur la demande de l’empereur Ferdinand III, désireux de restaurer des couvents, il fut pendant huit ans Provincial de Bohème et de Moravie, avant de revenir aux Pays-Bas méridionaux.
Les Analectes pour servir à l’histoire ecclésiastique de la Belgique indiquent qu’il aurait été ensuite Provincial dans son pays de 1668 à 1672[1].
Peut-être est-ce à l’occasion de cette élection en 1668 que lui fut offerte l’estampe ou lorsqu’il quitta sa charge.
Le modèle iconographique est-il flamand ou, plus vraisemblablement italien si l’on considère le style ?
Il semble avoir également inspiré une estampe éditée par Frederik de WITT (1610-1698) ou Frederik de Wit (vers 1630-1706) [Voir Œuvre en rapport].

[1] Analectes pour servir à l’histoire ecclésiastique de la Belgique, Louvain, 1890, Deuxième série, t. 6, p. 184.

Œuvre en rapport

[Saint Dominique]
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
Frederik de WITT (1610-1698) ou Frederik de WIT (vers 1630-1706), éditeur
S. d. [avant 1698/1706]
Burin
C. de pl. : 50,3 x 39,7 cm
Allemagne, Wolfenbüttel, Herzog Anton Ulrich-Museum, FdWit-Verlag WB 2.1.

© Herzog Anton Ulrich-Museum

 

 

 

Commentaire
Le portrait seul illustre également un exemplaire des Vies des Saints de Pedro Ribadeneira, éditées à Anvers en 1649 [Cat. 1789]. Dans ce second cas, il s’agit peut-être d’une planche surnuméraire. Dans le cas contraire, il faudrait inverser le sens des influences et rechercher, d’autant plus, un modèle italien.