Dominique


DOMINIQUE (ANVERS, AVANT 1618)

S. Dominicvs
Adriaen COLLAERT (vers 1560-1618), éditeur
S. d. [1608]
Burin
Feuille : 15,9 x 10,2 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (Dominique, saint), H173500.

© Claire Rousseau

 

 

 

 

Lettre
1. Dans le bas de l’image, à droite
4. Aug.
2. Dans le bas de l’image, à partir du centre et vers la droite
Adr. Collaert excud.
3. Sous le trait carré de l’image
S. DOMINICVS, nobili Gusmanorum gente, Calarogæ in Hispania / natus, familiæ Prædicatorum conditor primusque auctor, extirpendæ / Albigensium sectæ sedulam in Gallia operam nauauit. Obijt Bononiæ / in Italia, an. Christi 1221. ætatis 51. Teste Antonino historic: / a Gregorio IX. in Diuos relatus.

Image
Au premier plan, au centre de l’image, saint Dominique se tient debout. Son front est orné d’une étoile et sa tête est auréolée de rayons. Dans la main gauche il tient une bannière à l’effigie de la Vierge du Rosaire. Celle-ci, couronnée, est debout et tient l’Enfant Jésus sur son bras gauche. Une guirlande de perles et de roses les entoure. Saint Dominique tient un gros livre ouvert au creux de son bras droit. Pieds nus, il se tient tout à la fois sur un orbe renversé qu’un chien enflamme par la torche tenue en gueule, et sur deux allégories des hérésies mêlées à des serpents. Dans le coin supérieur gauche de l’image apparaît le Christ en colère. Assis sur des nuées, il tient dans la main droite trois flèches qu’il se retient de tirer sur la terre. En arrière-plan, au-delà d’une rivière, se dresse, sur la gauche de l’image, une église. Deux groupes d’hommes semblent se poursuivre dans l’espace entre l’église et la rivière. À gauche des soldats à pied sont dotés de piques. L’un d’eux élève haut une bannière avec croix en X. Devant eux, sur la droite de l’image, une troupe de fantassins armés eux aussi de piques et des cavaliers semblent fuir. Il n’y a aucune référence historique : s’agit-il de la bataille de Muret ? D’une autre bataille contemporaine à saint Dominique ou plus proche dans le temps de l’édition de l’estampe ?

États
Un seul état : Allemagne, Wolfenbüttel, Herzog Anton Ulrich-Museum, ACollaert WB 3.8b ; France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd2 Fol. (saint Dominique), H173500

Bibliographie
2005, NEW HOLLSTEIN, The Collaert Dynasty (Part IV), p. 6, n° 757 ; p. 9, Fig. 757

Commentaire
L’estampe est à mettre en rapport avec celle éditée, sans soute plus tôt, par Theodor Galle (1571-1633) [voir page précédente].
Sur la présente estampe, d’un format moindre, la date de la fête de saint Dominique a été correctement actualisée.
D’autre part, l’estampe comporte sensiblement les mêmes éléments que celle gravée par Jan II Collaert et éditée par Theodoor Galle. Seuls le chien et les allégories des hérésies ont été inversés.
La planche fait partie d’une série éditée pour présenter les fondateurs d’Ordres : Religiosorvm Conditores In aes incisi ; Titulisq[ue] ornati, Studio Avb. Miraei Bruxell. Canonici et Scholarch[a]e Antverpiensis, Antverpiae, Apud. Adrianum Collartium, 1608[1].

[1] France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Re. 11, Fol.