Dominique


DOMINIQUE (?, 1595)

S. Dominic[us]
Robert BOSSART (actif au XVIe siècle), graveur
D’après Bartholomeus SPRANGER (1546-1611), dessinateur
1595
Burin
C. de pl. : 14,7 x 10,2 cm
France, Orléans, Musée des Beaux-Arts, 2013-0-3623.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Sous le trait carré de l’image
Candida virgneum designant lilia corpus, / Et sapiens pectus, stella liberque docent.
2. En haut de l’image, à gauche
S . DOMINIC[US] .
3. En bas de l’image
À gauche : B. Spranger inve[n]tor Robert bossart sculp 1595

Image
Le saint est représenté de trois quarts assis à une table, la tête rejetée vers l’arrière. Vêtu d’un habit blanc à capuce et à scapulaire étroit, la poitrine ornée d’une étoile à cinq branches, il tient de la main gauche une branche de lis à trois fleurs et la main s’appuie sur un livre dressé à la verticale sur la table. Le livre est doté de fermoirs et le plat est orné de cabochons. La tige de lys coince un parchemin sur la table. Le visage du saint semble perdu en extase. Les cheveux sont longs et il est difficile de dire si le religieux est tonsuré ou s’il porte une calotte. La tête est cerclée d’une auréole. Des rayons lumineux épais partent du coin supérieur gauche et descendent jusqu’à l’encolure du capuce.
Les tailles du fond, horizontales à droite et croisées à gauche, donnent l’impression que le saint est assis dans l’angle d’une pièce.

États
Un seul état : France, Orléans, Musée des Beaux-Arts, 2013-0-3623.

Commentaire
Le graveur des Pays-Bas méridionaux est peu et mal connu.
Il est difficile de dire quelle estampe il copia. Produisit-il une contrepartie de la planche gravée par Johann Sadeler ou prit-il pour modèle une planche déjà gravée en miroir [voir page précédente] ?
Dans un cas comme dans l’autre, son travail atteste la diffusion de ce modèle iconographique dans les dernières années du XVIe siècle.