Dominique


DOMINIQUE / FONDATEURS D’ORDRES (ANVERS, AVANT 1622)

[La Rencontre des saints Ange, François et Dominique]
Theodoor GALLE (1571-1633), éditeur
S. d. [avant 1622]
Burin
Tr. c. : 41,3 x 28,8 cm
France, Lyon, Bibliothèque municipale, fonds des estampes des jésuites de Chantilly.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Dans l’image, autour de la tête du religieux en chaire
S. ANGELUS CAR.
2. Dans l’image, sous les pieds des deux religieux en bas, à gauche
S. DOMINICVS ; S. FRANCISCVS
3. Dans le phylactère partant de la bouche de saint François
Vere hic est ille Angelicus vir martyrio coronandus.
4. Dans le phylactère partant de la bouche de saint Dominique
Quam est Angelus ille ardens fidei Catholicæ propugnator !
5. Dans l’image, sous les pieds des deux religieux en bas, au centre
S. DOMINICVS ; S. FRANCISCVS ; S. ANGELVS CARMELITA
6. Dans le phylactère partant de la bouche de saint Ange
Salue humilitatis exemplum. In corpore tuo stigmata Chr[ist]i portabis
7. Dans le phylactère partant de la bouche de saint François
Et te martyrio Sicilia coronabit.
8. Dans le phylactère partant de la bouche de saint Dominique
Et tibi Angele à Chr[ist]o datum, Hæretici illius furorem superare.
9. Dans le cartouche en bas de l’image, en deux colonnes
À gauche : Cum mare transisses cupiens inuisere Romæ / Reliquias, sacros Cineres, monumentaq[ue] patrum,
À droite : Et Lateranensis stares in limine templi, / Contigit æternis res commemoranda diebus.
10. Dans la marge inférieure, en quatre colonnes
Première colonne, à partir de la gauche : S. Franciscus S. Angelo. / Salue Pater Angele montis / Incola Carmeli : te mors manet inclyta : Christi / Testis eris. Tibi Rex diuum decus annuet istud.
Deuxième colonne : S. Angelus S. Francisco. / O Francisce, deo sed erit tua gloria nusquam / Inferior : tibi Chr[ist]us enim sua vulnera quinque / Imprimet : et fies Christi patientis imago.
Troisième colonne : Domnicus [sic] Hispanis qui tunc veniebat ab oris, / Forte aderat, tam mira notans pr[a]efagia Patrum : / Et tulerat casus mundi hæc tria lumina in vnum.
Quatrième colonne : Fluebant / Ad te turmatim velut ad spectacula Romæ / Scenica dicentem populi : Tu corda mouebas / Vt mouisse ferunt lapides Amphiona quondam. / Bapt. Mant. lib. sacr. dier.
11. En-dessous
VENERABILI PATRI F. GASPARI RINCKENS CARMELI ANTVERP. SVPPRIORI VIGILANTISSIMO / Theodorus Gallæus amoris ergo D. D.

Image
L’image illustre la rencontre que saint Ange, carme, fit durant son séjour romain[1]. Prêchant en l’église du Latran, il fut remarqué par saint François d’Assise et saint Dominique situés à gauche de l’image. Lors de leur rencontre chaque saint mit en valeur les vertus de l’autre et prophétisa le martyre de saint Ange dont les dates de naissance (vers 1185) et de mort (vers 1220) sont mal connues.

[1] Voir, par exemple, DANIEL A VIRGINE MARIA, Vaticinia de christianæ reip. afflictione […] Vita S. Angeli Hierosolymitani, Martyris, Doctoris, Virginis, Ex Ordine beatæ Virginis Mariæ de Monte Carmelo […], Bruxellæ, Typis Joannis Mommarti, ad insigne Typographiæ, 1665, p. 169-171.

États
Un seul état : Belgique, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, S.IV. 86.266 ; France, Lyon, Bibliothèque municipale, fonds des estampes des jésuites de Chantilly

Bibliographie
1961, EMOND, p. 135

Commentaire
Le dédicataire, Gaspar Rinckens, devint le 21e prieur des Carmes d’Anvers en 1622. N’étant désigné que comme sous-prieur par la lettre de l’estampe, la création doit être située avant. Le religieux mourut en 1625 au service des pestiférés[1].
Avant 1622, Théodore Galle dédia également une planche figurant les saints de l’Ordre carmélitain au prieur Jean de la Court qui décéda en 1622 (Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum, RP-P-1908-219).

[1] Cosme de VILLIERS DE SAINT-ÉTIENNE (1683-1758), Bibliotheca carmelitana, notis criticis et dissertationibus illustrata : Curâ & labore unius è carmelitis provinciæ turoniæ collecta, Tomus Primus, Aurelianis, Excudebant M. Couret de Villeneuve & Joannes Rouzeau-Montaut, Regis, Serenissimi Aurelianensium Ducis, Regiique Aurelianensis Collegii Typographi & Bibliopolæ, 1752, col. 541.