Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (ANVERS, VERS 1630-1633)

S. Catharina de Sena
Abraham VAN MERLEN (1579-1660), graveur
Theodoor GALLE (1571-1633), éditeur
S. d. [vers 1630-1633]
Burin
C. de pl. : 19,3 x 14,5 cm
Belgique, Bruxelles, KBR,
S.I. 22271.

© Claire Rousseau

 

 

 

Lettre
1. Dans le bas de l’image
Abr. Van Merlen sculp. / Theodor. Galle excud.
2. Dans la marge inférieure
S. CATHARINA DE SENA / Parce hominum superumq[ue] pater tibi turpia miles ; / Nobiliora mihi vulnera fecit amor.

Image
Catherine de Sienne est présentée en ¾ derrière un autel, de trois quarts vers la droite. Son manteau est élégamment posé sur ses épaules. La sainte tient délicatement un crucifix dont la croix n’est autre qu’une branche de lys. La tête du Christ est tournée vers Catherine et celle-ci baisse les yeux. L’épaisse couronne d’épines et les stigmates d’où jaillissent des rais de lumière disent la communion de la sainte avec le crucifié. Sur l’autel, un livre à fermoirs métalliques est posé ouvert contre un crâne. En arrière-plan, sur la gauche, est représentée la scène de la stigmatisation de Catherine. La sainte est agenouillée, tournant le dos à un autel surmonté d’une monstrance ou haute pyxide. Elle est soutenue par trois anges. Au-dessus d’elle, lui faisant face, apparaît le Christ en croix. Cependant aucun rayon ne part de ses plaies en direction de Catherine pour signifier la stigmatisation. Les deux scènes sont inscrites dans une bordure moulurée rectangulaire.

États
Un seul état : Belgique, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, S.I. 22271

Bibliographie
2013, BOORSCH ; MARCIARI, p. 70-72, cat. 9, fig. 9, p. 71

Commentaire
L’image est la reprise en contrepartie d’une estampe gravée par Philips Galle avant 1612 [voir page précédente]. Mais ici les stigmates ont été ajoutés aux mains de Catherine et valorisés par les rais de lumière qui en sortent. Peut-être cet ajout fait-il suite à la reconnaissance officielle par Urbain VIII, en 1630, des stigmates de la siennoise dont le récit de la stigmatisation intègre les leçons du bréviaire romain. Les lettres INRI sur le titulus distinguent également les deux estampes.