Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (ANVERS, AVANT 1612)

S. Catharina Senensis
GRAVEUR NON IDENTIFIÉ
Philips GALLE (1537-1612), éditeur
D’après Francesco VANNI (1563-1610), dessinateur
S. d. [avant 1612]
Burin
C. de pl. : 20 x 15,2 cm
États-Unis, New Haven, Yale University Art Gallery, 2011.53.1.99.

© Yale University Art Gallery

 

 

Lettre
Dans la marge inférieure
S. CATHARINA SENENSIS. / Fasciculus myrrhæ dilectus meus mihi, inter ubera mea commorabitur. Cant. 1. c. 13. / Franciscus Vannius Senensis invent. Philippus Gall[a]eus excudit.

Image
Catherine de Sienne est présentée en ¾ derrière un autel, de trois quarts vers la gauche. Son manteau est élégamment posé sur ses épaules. La sainte tient délicatement un crucifix dont la croix n’est autre qu’une branche de lys. La tête du Christ est tournée vers Catherine et celle-ci baisse les yeux. La religieuse porte une épaisse couronne d’épines. Sur l’autel, un livre à fermoirs métalliques est posé ouvert contre un crâne. En arrière-plan, sur la droite, est représentée la scène de la stigmatisation de Catherine. La sainte est agenouillée, tournant le dos à un autel surmonté d’une monstrance ou haute pyxide. Elle est soutenue par trois anges. Au-dessus d’elle, lui faisant face, apparaît le Christ en croix. Cependant aucun rayon ne part de ses plaies en direction de Catherine pour signifier la stigmatisation. Les deux scènes sont inscrites dans une bordure moulurée rectangulaire.

États
Premier état, celui décrit : États-Unis, New Haven, Yale University Art Gallery, 2011.53.1.99
Second état ? : la forme du sourcil gauche et celle de la lèvre supérieure ont été reprises, peut-être suite à l’usure de la planche. France, Paris, Bibliothèque nationale de France, BA-17D-Fol., fol. 56

Bibliographie
2013, BOORSCH ; MARCIARI, p. 70, cat. 9 ; fig. 9, p. 71[1]

[1] Suzanne Boorsch émet l’hypothèse que cette estampe puisse avoir été gravée par Cornelis I Galle. Mais aucune preuve n’en est donnée.

Commentaire
L’estampe pourrait être la copie d’une œuvre que Cristofano Blanc (ou Bianchi, actif à Rome et Milan vers 1597-1612) réalisa d’après un dessin de Francesco Vanni (1563-1610[1]).
Elle pourrait aussi, selon Suzanne Boorsch, être une reprise du centre d’une estampe gravée en 1589 par Battista Panzera. Le portrait est alors inscrit dans un ovale lui-même entouré de scènes de la vie de la sainte[2].
Elle fut reprise en contrepartie et significativement modifiée par Abraham Van Merlen (1579-1660) pour Theodoor Galle (1571-1633) qui l’édita [voir page suivante]. Cette seconde planche signifie-t-elle que celle de Philips Galle était usée ?
L’inventaire Hollstein n’a pas encore publié les œuvres éditées par Philips Galle mais seulement celles qu’il grava lui-même.

[1] Voir Lidia BIANCHI ; Diega GIUNTA, Iconografia di santa Caterina da Siena, Roma, Città Nuova, 1988, tome 1 : L’immagine, p. 184, n° 36. L’estampe n’a été vue que sur cliché, dans ce catalogue, lequel ne mentionne pas cette copie.
[2] L’exemplaire mentionné par l’auteur est conservé en Allemagne, dans la collection privée de la Maison Waldburg-Wolfegg (vol. 4, fol. 234).