Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (ANVERS, AVANT 1633)

S. Catharina Senensis
Cornelis I GALLE (1576-1650), graveur et éditeur
Theodoor GALLE (1571-1633), éditeur
S. d. [avant 1633]
Burin
C. de pl. : 19,35 x 12,5 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Ec 67a Fol., R139971.

© Claire Rousseau

 

 

 

 

Lettre
1. Partant du rayonnement de l’IHS
Ignem veni mittere in terram.
2. Dans la marge inférieure
S. CATHARINA SENENSIS ord. Pr[a]edicat. Assensionis Dominicæ festo, ad quem vsq[ue] diem ieiuni: / um quadragesimale sola Eucharistia contenta, protraxerat, SS. Synaxis sumens, Christum visibili / fulgentis pueruli forma suscipit, et ardentium scintillarum copia pluui[a]e instar in caput eius decidit.
2. Dans la marge inférieure, en-dessous
À gauche : Cornelius Galle fecit.
À droite : Theodorus et C. Galle excud.

Image
La scène se déroule à l’intérieur d’une église, le jour de l’Ascension. Devant un autel, sur la gauche de l’image, le Christ, vêtu des habits sacerdotaux, donne la communion à Catherine de Sienne, agenouillée sur les marches. En réalité, l’hostie est absente et, à la place, dans les mains du Christ, se tient l’Enfant Jésus rayonnant, portant une croix. Catherine de Sienne, qui porte une couronne d’épines, a les yeux clos et les mains jointes, toute recueillie en elle-même. Près d’elle un lys et un livre fermé sont appuyés sur la marche la plus basse. Dans le haut, par-dessus l’autel, la gloire du Christ (IHS) inonde de ses rayons la scène, tandis qu’une pluie de flammes tombe sur la sainte. Sur la droite de l’image, un enfant de chœur tenant un cierge allumé est agenouillé. Il est témoin de la scène sans que l’on puisse dire s’il voit la réalité de l’événement spirituel.

États
Un seul état : France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Ec 67a Fol., R139971 ; Rd3 Fol. (Catherine de Sienne, sainte), H 166776

Commentaire
L’estampe reprend la planche n° 10 des Vies en planches de Catherine de Sienne [Cat. 1231 ; 1264 ; 1299]. Cependant, le prêtre est ici auréolé, ce qui tend à une identification avec le Christ qui, d’une part donnerait lui-même la communion à Catherine, et, d’autre part, se donnerait sous la forme sensible de l’Enfant. Aussi étrange que puisse paraître le propos, la théologie sous-jacente est claire, unissant le mystère de l’Incarnation à celui de la Passion, dans le corps eucharistique à laquelle communie la sainte. Le texte ajoute qu’une pluie de flammes la couvrit alors.
Les communions miraculeuses de Catherine de Sienne constituent une donnée importante de son expérience spirituelle et sont des éléments constitutifs de sa biographie. Elles ont suscité de nombreuses œuvres peintes.