Catherine de Sienne


CATHERINE DE SIENNE (ROME, AVANT 1622)

[L’échange des cœurs entre Sainte Catherine de Sienne et le Christ]
Philippe THOMASSIN (1562-1622), graveur
D’après Francesco VANNI (1563-1610), dessinateur
S. d. [avant 1622]
Burin
C. de pl. : 36,9 x 24,2 cm
France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd3 Fol. (Catherine de Sienne), H 166779.

© Claire Rousseau

 

 

Lettre
1. Sur la marche, près de Catherine
DIVA. CATHARINA. SENENSIS.
2. Sur la page du livre
Cor (…) (…) in m[?]
3. En bas de l’image, à gauche
Frans Vannus Senen. In. / Phil. Thomasss gallus fe.
4. sous le trait carré inférieur, en trois strophes
À gauche : Pectus hians sine corde uides ; sine corde quis ullo / Vidit pectus hians uiuere posse modo ? / Ista tamen uiuit, quamuis è pectore raptum / Cor sit, et exhaustu[m] uulnere pectus hiet
Au milieu : Diuino sponsæ patefecit Christus amore / Pectora, Cor Sponsæ sustulit ipse suæ / Et cui cælestem cupiebat tradere, uitam / Eripere humanam noluit ante diem
À droite : Et nunc (mirus amor) cœlo delapsus ab alto / (O casti pignus nobile coniugij) / Languenti (uiden’) erepto pro corde reponit / Purior ut uiuat Cor Deus ipse suum.

Image
Dans un jardin conventuel, près d’une église, Catherine de Sienne se pâme, soutenue par deux anges. Le Christ, qui lui tient fermement la main, procède à l’échange de leurs cœurs. Aux pieds de Catherine sont renversés une vanité (crâne), un livre ouvert sur une page parlant de cœur et une branche de lys.

États
Premier état : la mention « DIVA. CATHARINA. SENENSIS. » est absente du bord de la marche. France, Paris, Bibliothèque nationale de France, BA-17D-Fol., fol. 58
Second état (?), celui décrit : Belgique, Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, S.II. 23072 (épreuve rognée, sans la lettre inférieure) ; France, Paris, Bibliothèque nationale de France, Rd3 Fol. (Catherine de Sienne), H 166779 ; Paris, Bibliothèque du Saulchoir, A 30

Bibliographie
1992, VAUCHEZ (dir.), p. 218, n° 19 ; 2013, BOORSCH ; MARCIARI, p. 63-66, cat. 7 ; fig. 7, p. 65

Commentaire
L’estampe a été intégrée au catalogue. Cependant, elle est peut-être antérieure à la période retenue pour l’étude, Suzanne Boorsch estimant qu’elle pourrait dater des années 1586. Selon l’auteur, Philippe Thomassin cesse d’apposer la mention « gallus » à sa signature à partir de 1591.
L’auteur signale également trois états, le premier ne comportant pas la mention « DIVA. CATHARINA. SENENSIS. ». Malheureusement, l’auteur ne donne aucune précision sur les autres états et aucune localisation. L’exemplaire présenté en figure est celui retenu ici. Le premier état a également été consulté à la Bibliothèque nationale de France.
Enfin, l’auteur ajoute que quatre copies furent faites de l’estampe dont une éditée par Philips Galle. Mais là encore aucune localisation n’est proposée.
Le modèle de Francesco Vanni fut également édité avec un décor simplifié par Philips Galle (1537-1612) [voir page suivante], sans que l’on puisse établir de relation directe avec celle de Philippe Thomassin.